Les dix rêves du roi Prasenajit
Le roi Prasenajit a vu en réve dix choses : trois jarres réunies ; les deux jarres latérales étaient pleines de vapeurs qu'elles se passaient de l'une à l'autre , mais la jarre du milieu restait vide; a** un cheval qui mangeait par la bouche et par le fondement ; 3。 un petit arbre qui portait des fleurs; k。 un petit arbre qui produisait des fruits ; r)° un homme qui fabriquait une corde ; der-
ANALYSE SOMMAIRE
rière rhomme se trouvait un mouton; le maître du mouton mangeait ia corde; 6° un renard assis sur un lit d'or et mangeant dans de ia vaisselle en or; 7" une grande vache qui tétait un veau ; 8° quatre bœufs qui venaient en mugissant des quatre côtés de rborizon pour se battre entre eux; 9° un grand étang où l'eau était trouble au milieu et claire sur les bords ; io° un grand torrent qui coulait absolument rouge. Le Buddha explique ces dix rêves et rassure le roi au sujet des présages qu'ils annoncent (cf. nO 359).
SÛTRA SUR L'AVADÂNA DE FILLE-DE-MANGUIER ET JÎVAKA.
499. SiUra prononcé par le Buddha au sujet de l'Avaddna concernant <r Fille de
Manguier 7) (Âmrapdlx) et K'i-yu (Jivaka) 82 5
Fille de Manguier, pour avoir, dans une vie antérieure , offert une mangue et un bol d'eau au Buddha Kàçyapa, renaît dans la fleur d'un manguier magique qui porte à son sommet un étang d'eau pure. Sept rois se disputent les faveurs de Fîlie de Manguier que le brahmane , possesseur de l'arbre , a fait enfermer dans une tour. Le roi Bimbisâra entre dans le jardin par un aqueduc , monte dans la tour, séduit Fille de Manguier et lui laisse , en attestation, son anneau d'or, en lui déclarant que si elle a une fille, elle peut la garder, mais que, si elle a un fils , elie doit ie lui apporter. Elle s'euferme dans la tour et, par la suite , met au inonde un garçon , Jîvaka , qui tenait dans sa main un sac d'aiguilles à acupuncture. Au moyen de ranneau, Jivaka, ayant atteint l'âge de huit ans, se fait reconnaître par le roi Bimbisâra , qui le nomme prince héritier. Il refuse cet honneur et demande à faire des études de médecine avec ie fameux Pingala. Il fit partout des cures merveilleuses (cf. n。 189, t. II).
SITRA DU PRINCE HÉRITIER SUDANA.
500, Le sûtra du prince héritier Suddna ( Siu-ta-^a ) 36a
Le roi Çibi possédait vingt mille épouses , mais n'avait pas de fils. Lorsque enfin une de ses femmes eut un garçon, on ie nomma Suddna parce qu'à sa naissance ie lait jaillit spontanément du sein des vingt mille épouses ( sanscrit Sudhdna; vraisemblablement racine dhd qui signifie téter"). Dès son enfance, il se distingue par sa libéralité. Il épouse la fille d'un roi, Màdri , dont il a un fils et une fille. Voulant se conduire selon ia pàramitâ de charité , il demande à son père toutes les richesses du trésor royal pour les offrir à son peuple. Son père les iui donne. Un roi rivai demande IV. 6
ANALYSE SOMMAIRE
réiéphant blanc du roi. Le prince héritier l'accorde et encourt ainsi la coière de son père, qui i'exile dans la montagne T,an-t,o. Sa femme exige qu'il remmène avec leurs deux enfants. Us partent au milieu des larmes du peuple. En route , il cède son cheval à 皿 brahmane qui le lui demande et s'attelie lui-même à son char. H donne successivement ses vêtements , ceux de sa femme et de ses enfants à d'autres brahmanes. Après mille aventures ils arrivent dans la montagne où un religieux enseigne la Loi au prince héritier tandis que Màdrî et les enfants cherchent leur nourriture dans les bois. Un brahmane vient un jour lui demander ses deux enfants ; il les lui donne en F absence de Màdri , qui, après avoir exprimé son désespoir, reconnaît qu'elle s'est engagée à ne s'opposer à aucun désir de son mari. Çakra , transformé en neuï brahmane qui a douze sortes de laideurs , vient demander au prince héritier de lui donner son épouse. Il y consent, Çakra reprend alors sa forme de roi des devas et promet au prince que ses enfants seront vendus dans son pays, qu'ils ne souffriront pas de privations et que lui et les siens reviendront dans le royaume d'où ils sont exilés. Les enfants sont vendus par ie brahmane à leur grand-père et le vieux roi donne l'ordre d'aller chercher son fils, qui est reçu en grande pompe , et qui , après sa mort , devient le Buddha.