‹ Cinq conférences sur l'encyclique de Léon XIII de la condition des ouvriers [microforme]Chapitre 60 sur 80 · DE LA CONDITION DES OUVRIERS LXI · texte numérisé non relu

DE LA CONDITION DES OUVRIERS LXI

la vie, mais surtout pour l'entretien de la vie elle-même. 7% mangeras ton pain à la sueur de ton front (31). C'est pourquoi le travail a reçu de la nature comme une double empreinte: il est personnel parce que la force active est inhérente à la personne et qu'elle est la propriété de celui qui l’exerce et qui l'a reçue pour son utilité : il est zécessaire, parce que l'homme a besoin du fruit de son travail pour se conserver son existence, et qu'il doit la conserver pour obéir aux ordres irréfragables de la nature. Or, si l’on ne regarde le travail que par le côté où il est personnel, nul doute qu'il ne soit au pouvoir de louvrier de restreindre à son gré le taux du salaire. La même volonté qui donne le travail peut se contenter d'une faible rémunération ou même n’en exiger aucune.

Mais il en va tout autrement si au caractère de personnalité on joint celui de nécessité, dont la pensée peut bien faire abstraction, mais qui n’en n'est pas séparable en réalité. Et, en effet, conserver l'existence est un devoir imposé à tous les hommes et auquel ils ne peuvent se

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(31) In sudore vultus tui vescer is pane.

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