‹ Cinq conférences sur l'encyclique de Léon XIII de la condition des ouvriers [microforme]Chapitre 65 sur 80 · DE LA CONDITION DES OUVRIERS LXVII · texte numérisé non relu

DE LA CONDITION DES OUVRIERS LXVII

nité et leur droit à l'existence, et indiquer comment elles doivent s'organiser et quel doit être leur programme d'action.

L'expérience quotidienne que fait l'homme de l’exiguïté de ses forces l’engage et le pousse à s'adjoindre une coopération étrangère. C'est dans les Saintes Lettres qu'on lit cette maxime :

Il vaut mieux que deux soient ensemble que d'être seul, car alors ts tirent de l'avantage de leur société. Si l'un tombe, l'autre le soutient. Malheur à l'homme seul ! car lorsqu'il sera tombé il n'aura personne pour le relever (32). Et cette autre: Le frère qui est aidé par sm frère est comme une ville forte (33). De cette propension naturelle, comme d'un même germe, naissent la société civile d'abord, puis au sein même de celle-ci, d'autres sociétés qui, pour être sestocintes et imparfaites, n'en sont pas moins des

(32) Melius est duos esse simnl, quam unum : habet enim emolumentum societatis suæ. Si unus ceciderit, ab altero fulcietur.

Ve soli, quia cum ceciderit, non habet sublevantem se. Eccl. 1v. 1. 12

(33) Frater qui adjuvatur a fratre, quasi civitas firma. Prov. XVII, 19.

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