‹ Cinq conférences sur l'encyclique de Léon XIII de la condition des ouvriers [microforme]Chapitre 73 sur 80 · DE LA CONDITION DES OUVRIERS LXXV · texte numérisé non relu

DE LA CONDITION DES OUVRIERS LXXV

s'éteint très facilement sous l'action d’une cause externe.

À ces corporations il faut évidemment, pour qu’il y ait unité d'action et accord des volontés, une organisation et une discipline sage et prudente. Si donc, comme il est certain, les citoyens sont libres de s'associer, ils doivent l'être également de se donner les statuts et règlements qui leur paraissent les plus appropriés au but qu'il poursuivent.

Quels doivent être ces statuts et règlements ? Nous ne croyons pas qu'on puisse donner de règles certaines et précises pour en déterminer le détail ; tout dépend du génie de chaque nation, des essais tentés et de l'expérience acquise, du genre de travail, de l'étendue du commerce, et d’autres circonstances de choses et de temps qu'il faut peser avec maturité. Tout ce qu'on peut dire, en général, c'est qu'on doit prendre pour règle universelle et constante, d'organiser et gouverner les corporations de façon qu’elles fournissent à chacun de leurs membres les moyens propres à lui faire atteindre, par la voie la plus commode et la plus courte, le but qu'il se propose, et qui consiste dans l'accroissement le plus

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