ACTE DEUXIÈME
Tant de plumes ni de moustaches , Ni de batailleurs aguerris.
On n'en verra plus dans Paris!
Adieu les Jeux ! adieu les Ris!
Adieu, raffinés et bravaches !
On ne verra plus dans Paris Tant de plumes ni de moustaches!
MARION, riant.
Que ne renversez-vous demain le cardinal, Puisque vous déplorez que j'en sois la victime!
FONTRAILIES, un peu sérieusement, regardant Montnaort.
On y songe !
MARION
Messieurs, bientôt je donne un bal:
Je compte sur vous tous; nous y dirons du mal De ce tyran qui nous opprime.
FONIRAILLES, montrant les deux femmes.
Exiler ces trésors, messieurs, mais c'est un crime !
Avec entrain.
Gardons Ninon et Marion!
Et que le cardinal en crève !
Que la corde après le bâton Lui soit une bonne leçon!
Demain, que ne le mène-t-on Tout pantois en place de Grève!
Gardons Ninon et Marion!
Et que le cardinal en crève !
Après ce morceau, musique de scèas. i* DE BRIENNE, près de la port».
Messieurs!., messieurs!.. Le roi!
MARION
Le roi!.. Ah! mon Dieu! s'il nous trouvait ici, messieurs, vous seriez perdus.
FONTRAILLES
Allez vite! (Slanoo et Ninon courent vers une porte.) PaS par là,
malheureuses, vous entrez chez le roi. (Même jeu à une autre issue.) Bon! chez le grand écuyer, maintenant! — Par ici, vite, venez!..
Sortie de llarion et de Ninon affolées. Le roi passe. — U est accompagné .de Cinq-Mars avec lequel il cause très- affectueusement. — Les gentilshommes de service le suivent avec les pages. — Fontrailles et les personnages nommés restent seuls. — Fin de la musique de scène.