SCENE VI
Les Mêmes, DE THOU.
De Thou a pajru pendant ces derniers mots qu'il écoute avec douleur, puis s'avance vers Cinq-Mars.
DE THOU
Henri !
CINQ-MARS, avec un grand mouvement, comme épouvanté.
Vous !.. VOUS ici!.. Ce n'est point votre place. Retirez-vous !
DE THOU
^ Henri, vos dangers sont les miens.
Mais si le même sort aujourd'hui nous menace, Restons de notre honneur les rigides gardiens...
Avec éclat.
Signer avec l'Espagne un traité d'alliance
Y pouvez-vous songer!
C'est votre honneur perdu, malheureux, c'est la France
Ouverte à l'étranger I
Eh ! qui vous a forcé d'être notre corai:)lice ?
DE THOU
Me reprocherez-vous ce dernier sacrifice !
Ami, pardonnez-moi!
Détournant les yeux.
Le sort en est jeté!
LE CHOEUR
Le sort en est jeté!
DE THOL'
Oui ! je comprends votre colère
Et je veux votre liberté,
Avec vous je ferais la guerre
Contre le maître détesté...
Mais par le sang pur de vos veines,
Par votre passé radieux,
Amis, n'apportez pas de chaînes
Sur le sol béni des aïeux.
Leur mémoire serait flétrie
Par votre seule trahison.
Je vous en conjure en leur nom,
Ne frappez pas votre patrie.
CINQ- MARS, courbant la tète.
Il dit vrai cependant !
FONTRAILLES, LES CONJURÉS, autour de lui.
Pas de faiblesse, non!
Le traité !
CINQ-MARS, regarde un instant de Tlioii, pnis avec elîoit
Vous l'aurez... ici... cette nuit même...