‹ Cinq-marsChapitre 47 sur 61 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LE PERE JOSEPH, seid, après avoir vu s'éloigner Cinq- Mars

Tu t'en vas, confiant dans ta folle entreprise, Et pourtant nous tenons ta vie entre nos mains, Tu veux briser celui contre qui tout se brise, -Tes jours d'orgueil auront de sanglants lendemains.

Dans une trame invisible.

Nous t'avons enveloppé, Sur ton front s'étend une main terrible, Au moment eboisi tu seras frappé.

Tu nous braves, tu nous offenses.

Tu ris de notre courroux, Tu ne sais donc pas sous quelles vengeances Tombe l'imprudent levé contre nous?

Dans une trame invisible, Nous t'avons enveloppé.

Sur ton front s'étend une main terrible, Au moment eboisi tu seras frappé.

Toute grandeur est fragile, Que nous ne défendons pas, Et comme une idole aux bases d'argile S'écroule un pouvoir dont nous sommes las.

Page 1