‹ Cinq-marsChapitre 55 sur 61 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Mon unique pensée!

Après un temps, comme obsédé.

Marie!., hélas! Marie! ô tendresse glacée!

0 cruel souvenir!

C'est en vain que je veux pour jamais vous bannir!..

11 tire de son sein un médaillon de Marie.

0 chère et vivante image !

Toi qui m'as consolé dans mon isolement,

Viens raffermir mon courage.

De nos heures d'amour parle-moi doucement.

Il buise le médaillon.

Voilà tes grands yeux noirs, tes yeux pleins de caresses,

0 fantôme adoré !

Et ton sourire doux dont les chastes promesses

Me tenaient enivré ; Et tes lèvres en fleurs, ton front charmant où passe

Un éclair de fierté.

Te te vois, ô Mai'ie, avec toute ta grâce

Et toute ta beauté !

0 chère et vivante image !

Toi qui m'as consolé dans mon isolement.

Viens raffermir mon courage, De nos heures d'amour parle-moi doucement.

Tout à coup revenant à lui.

Mais qu'ai-je dit? se peut-il que j'oublie Les serments méconnus et la femme avilie Acceptant, sans pudeur, l'alliance d'un roi

Ârracbant de son cou le médaillon.

Loin de moi, maintenant, parjure, loin de moi!

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