‹ Cinq traités d'alchimie des plus grands philosophesChapitre 41 sur 44 · DE LA PUTRÉFACTION · texte numérisé non relu

DE LA PUTRÉFACTION

Le feu engendre la mort et la vie. Un feu léger dessèche le corps. En voici la raison: le feu arrivant au contact d’un corps, met en mouvement l’élément semblable à lui qui existe dans ce corps.

Cet élément c’est la chaleur naturelle. Celle-ci excite le feu extrait en premier lieu du corps ; il y a conjonction

et l’humidité radicale du corps monte à sa surface tant que le feu agit au dehors. Dès que l’humidité radicale qui unissait les diverses portions du corps est partie, le corps meurt, se dissout, se résout; toutes ses parties se séparent les unes des autres. Le feu agit ici comme un instrument tranchant. Quoiqu’il dessèche et rétrécisse par lui-même, il ne ie peut qu’autant qu’il y a dans le corps une certaine prédisposition, surtout si le corps est compact comme l’est un élément. Ce dernier manque d’une mixte agglutinant, qui se séparerait du»corps après la corruption. Tout cela peut se faire par le Soleil, parce qu’il est d’une nature chaude et humide par rapport aux autres corps.

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