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Endopodite du pléopode I aussi long que l’exopodite

11. — Branchies bien développées sur le bord antérieur et interne des endopodites des pléopodes. Je considère que cette différence est seulement quantitative. Chez les Isopodes de petite taille et à mince carapace, les endopodites postérieurs suffisent pour faire l’appoint respiratoire. Chez Sphæromides, qui est de grande taille et dont la respiration cutanée doit être plus ou moins gênée par l'épaisseur de la chitine, tous les pléopodites sont fortement vascularisés et les endopodites postérieurs, spécialement respiratoires, sont fortement lobés. Et ces modifications, assez notables, se sont effectuées chez un animal qui habite un milieu bien aéré. Chez Bathynomus dont la respiration cutanée doit être presque nulle, et dont le milieu est moins bien pourvu en oxygène, la modification des pléopodes s’est poursuivie par la formation de houppes branchiales sur les bords les plus vascularisés des pléopodites les plus spécialisés : les endopodites.

12. — Organe copulateur & inséré en arrière de l’angle antéro-interne de l’endopodite IT.

13. — Telson à bord postérieur tronqué et régulièrement et fortement denté. | On voit donc que parmi ces différences il y en a de quantitatives, qui représentent des stades divers d'évolution ; les qualitatives sont d’ordre générique. Par contre les caractères communs sont des plus importants, les paléogénétiques comme les relativement néogénétiques. Ils démontrent une parentée réelle de ces deux types. Bathynomus a conservé le plus de caractères paléogénétiques ; il est, à cet égard, le plus favorisé des Cirolanides. Comme on l’a vu (p. 222) il est probable que les carapaces dorsales sans appendices, du crétacé supérieur

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et de l’oligocène que les paléontologistes ont pris pour des … restes d’Ægides, les Palæga, ne sont que des restes de Bathy-

- nomus ou formes très voisines.

…— Il sera donc nécessaire plus tard, de créer une sous-famille de Bathynominæ, ayant comme diagnose les caractères de ma diagnose générique type qui sont communs à Bathynomus

et Sphæœromides ; Palæga sera annexée à cette sous-famille

À très probablement. On aura ainsi définie une lignée très ancienne, dont le commun ancêtr> devait être un Cirolanide carnassier peu spécialisé, habitant le littoral du Crétacé et, peut-être, du

- Jurassique, et dont les descendants ont formé au moins deux colonies ; l’une, marine abyssale et l’autre, d’eau douce. Il ne reste peut-être de cette dernière que quelques exemplaires

. réfugiés dans une caverne du cañon de l’Ardèche.

1 Genre FAUCHERIA Dollfus et Viré 1905!

[té CÉNOTYPE : Cœcosphæroma Faucheri Dozzrus et VIRÉ 1900 DIAGNOSE.

— Dimension. Petite taille (3,5 mm.). | . - Forme très ramassée (au plus 2 1/2 fois plus longue que m… large), à bords latéraux subparallèles.

Corps se roulant en boule parfaite, pourvu d'appareil articulaire à la tête, et de replis articulaires aux péréionites L et IT.

Tête plus de 2 fois plus large que longue (2 1/3), à bord anté- … rieur un peu plus large que le postérieur. — Sillons articulaires — du somite maxillipidique manquent. — Processus frontal non saillant. — Lamina frontalis très grande, saillante, en forme de raquette. — Pas d’organe céphalique dorsal. Yeux manquent.

Antennes I avec hampe de trois articles et flagelle de plus …. de 2 articles ; article I de la hampe semblable aux autres, … et disposé dans le même plan. — Pas de flagelle accessoire.

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