HISTORIQUE
Cet Isopode à été trouvé pour la première fois en janvier
1900 par Paul Faucher, dans un puits artificiel de la propriété - de Levesque, près de Sauve (Gard), France. Les exemplaires furent confiés à DoLLrus et VIRÉ (1900) qui les décrivirent, * sous le nom de Cæcosphæroma Faucheri n.sp.,en déclarant que, «malgré la moindre coalescence du pléon et des uropodes avec
| 8 le telson « l’ensemble des caractères rattache bien cette espèce
- au genre Cæcosphæroma ». Ils s’étonnent de la longueur — extraordinaire des lamelles olfactives « terme extrême jusqu'ici
— constaté dans l’allongement de ces organes chez les Isopodes »
5 et de l'absence (imaginaire d’ailleurs) des poils auditifs.
La même diagnose accompagnée de quelques figures est réim-
… primée par VIRÉ (1900). Des considérations erronées sont ajou-
tées sur la biogéographie et la phylogénie de ces soi-disants
» Sphéromiens et ces considérations sont reproduites et aggravées
- plus tard (1901).
FAUCHER (1903) ne trouva que quelques exemplaires dans
1 son puits de Levesque ; il en prenait tout au plus 1 par jour
et ses recherches dans les autres puits de la région furent néga-
…. tives. Mais le 5 janvier 1902, dans l’aven de la tour du Môle,
… à Sauve (profondeur : 13 m., eau : 5 m.), il en captura beau- …— coup ; et le 8 janvier 1902 également, dans l’aven de la Sœur
302 E.-G. RACOVITZA
(profondeur : 35 m., eau : 12 m.) en même temps que de nombreux Niphargus Virei CHEVREUX.
Dozzrus et VIRÉ (1905) placent enfin cet Isopode dans sa véritable famille. Ils en font aussi le type d’un genre nouveau : Faucheria, dont la diagnose contient plusieurs erreurs (hampe des antennes IT à 4 articles, pléon a deux somites rudimentaires : le [ et le IT, présence de deux uropodites rudimentaires). Ils considèrent Spelæosphæroma, qui est une Monolistra (Sphéromien) typique, comme voisin de leur Faucheria. Des figures incorrectes accompagnent le mémoire.
Dans une partie anatomique, les auteurs insistent (p. 399) sur ce qu'ils nomment « polymorphisme » des bâtonnets olfactifs, c’est-à-dire la présence tantôt de un et tantôt de trois bâtonnets par article.
JEANNEL ET RACOVITZA (1910, p. 131) donnent quelques détails sur le comportement de l’animal vivant.
J’ai dû complètement modifier les diagnoses tant génériques que spécifiques de DoLLrus et VIRÉ, et je m'’abstiens de signaler dans la description détaillée les erreurs de ces auteurs pour des motifs déjà exposés (v. p. 275).
Faucheria Faucheri Dollfus et Viré (Planches XXIV à XXVIII,; figures 116 à 168).
Cæcosphæroma Faucheri DOLLEUS et VIRÉ (1900). — — VIRÉ (1900).