‹ Claire, ou La préférence d'une mère, drame en trois actes, en proseChapitre 27 sur 54 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

CLAIRE, M™ D'ORMENIL.

Mme d'ormenil. Eh bien, ma fille, es-tu mieux ce matin?

claire, se contraignant. Oh ! beaucoup mieux, ma mère.

Mme d'ormenil. Oui; allons, du courage, plus de tristesse, plus de solitude; le mariage de ta sœur te distraira en attendant le tien.

CLAIRE, tombant sur un fauteuil. Oui , ma mère.

Mme d'ormenil. Ah! mon Dieu! mais qu'as-tu donc? te sentirais-tu plus faible ?

CLAIRE. Non, ce n'est rien.

Mme d'ormenil. Rien? tu ne souffres pas au moins?

claire. Non, ma mère, c'est la fatigue, le tracas de tous les préparatifs du mariage de ma sœur... ces visites, ces courses — tout cela... (Souriant tristement.) Le plaisir a aussi son inconvénient.

Mme d'ormenil. Oui, mais ce n'est pas dangereux, tu me rassures. . .te tu viendras, n'est-ce pas, avec nous à Auteuil ?. . . il faut bien que tu signes au contrat de mariage de ta sœur.

claire. Certainement, ma mère.

Mme D'ORMENIL, la prenant par le bras pour l'aider à se remettre debout. Allons, viens, ma fille.

CLAIRE, faisant des efforts im puis sans. Oui, oui, ma mère.

Mme d'ormenil. O mon Dieu ! ma fille!., mais qu'as-tu? dis-le-moi... tu souffres donc bien?

claire. Horriblement, ma mère!

Mme d'ormenil, appelant. Oh! quelqu'un'

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