CLAIRE, SAINT-CHARLES
SAiNT-cnARLES. Claire , je profite du moment où tout le monde est occupé des apprêts de votre départ pour vous demander quelques instans d'entretien.
claire. Monsieur Saint-Charles — SAINT-CHARLES. Votre oncle, votre digne oncle, qu'il faudrait appeler votre père.... CLAIRE. Oh! désormais je ne veux l'appeler qu'ainsi.
saint-Charles. Il m'a dit. . . Vous comvenez... Et alors je n'ai pas balancé — je n' suis abandonné à sa bienveillance, à son dévouement pour nous.... Votre mère Jgaore ce qui s'est passé, ce qui a été secrè-
tement convenu entre votre oncle , votre sœur et moi..... Elle pense que tout ceci n'est qu'un ajournement. Mais, autorisé par votre oncle, je dois vous dire que jamais, jamais je n'aurai d'autre femme que vous , si vous le voulez ; s'il est vrai , comme il me l'a dit , que vous ne soyez pas insensible...
Claire. Ah! mon oncle vous a dit
(A part.) Cher oncle !
saint-charles. Eh bien! mademoiselle, me repousserez-vous encore, et n'ente ndrai-je pas sortir de votre bouche. •. ? Ici paraît d'Ormenil.
Claire. Monsieur Saint-Charles, mon oncle n'aurait pas dû...
saint-ch arles. 11 m'auraitdonc trompé!