‹ Clairette et Clairon comedie en deux actes, melee de chant (volume 2)Chapitre 47 sur 106 · CLA1KON, PECCADILLE · texte numérisé non relu

CLA1KON, PECCADILLE

PECCADILLE, au fond.

Eh bien ! personne pour m’annoncer Je m’annonce moi-même. M. le marquis d’Amberville.

* Clairon, le marquis.

Faites entrer. Ah! mon cher marquis, vous arrivez à propos.

PECCADILLE

J’arrive toujours ainsi.

CLAIRON, à part.

J'ai besoin de quelqu’un qui ébruite l’aventure, et le marquis est tout ce qu’il me faut. (Haut.) Vous permettez que j achevé de m’accommoder.

Comment

épingles.)

PECCADILLE

donc, je veux être votre pelotte. (il lui présente des CLAIRON à sa toilette.

Figurez-vous, marquis, qu’il m’est arrivé ce matin l’aventure la plus piquante, la plus bouffonne.

PECCADILLE

Ah ! ah ! contez-la-moi, nous allons rire.

CLAIRON

Imaginez-vous, marquis, qu’un malheureux tapissier, un certain Peccadille...

Hein? Peccadille!....

CLAIRON

Attachez-moi donc ce bracelet, marquis... (a Peccadille.) Est tombé amoureux de moi, l’imbécile.

PECCADILLE à part.

Serais-je connu?

CLAIRON

Oh! cela peut arriver à tout le monde d’être amoureux. Je ne lui en voudrais pas de cela; mais le drôle était marié.

PECCADILLE

Il l’avait peut-être oublié.

CLAIRON

La polvgamie est un cas pendable... je me suis promis que cela lie se passerait pas ainsi. Passez-moi une mouche.

PECCADILLE

Diable ! et qu’avez-vous fait?

CLAIRON

J’ai d’abord fait venir la femme du tapissier.

PECCADILLE, à part.

Ah ! mon Dieu ! je n’ai que le temps de m’en aller.

CLAIRON

Donnez-moi une épingle. Quand j’ai eu Lucrèce sous la main...

PECCADILLE, troublé, laissant tomber les épingles.

Quand vous avez eu Lucrèce sous la main...?

Qu’est-ce que vous faites donc ! c’est une pluie d’épingles.

PECCADILLE, troublé.

Quand vous avez eu Lucrèce sous la main...?

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