CLA1KON, PECCADILLE
PECCADILLE, au fond.
Eh bien ! personne pour m’annoncer Je m’annonce moi-même. M. le marquis d’Amberville.
* Clairon, le marquis.
Faites entrer. Ah! mon cher marquis, vous arrivez à propos.
PECCADILLE
J’arrive toujours ainsi.
CLAIRON, à part.
J'ai besoin de quelqu’un qui ébruite l’aventure, et le marquis est tout ce qu’il me faut. (Haut.) Vous permettez que j achevé de m’accommoder.
Comment
épingles.)
PECCADILLE
donc, je veux être votre pelotte. (il lui présente des CLAIRON à sa toilette.
Figurez-vous, marquis, qu’il m’est arrivé ce matin l’aventure la plus piquante, la plus bouffonne.
PECCADILLE
Ah ! ah ! contez-la-moi, nous allons rire.
CLAIRON
Imaginez-vous, marquis, qu’un malheureux tapissier, un certain Peccadille...
Hein? Peccadille!....
CLAIRON
Attachez-moi donc ce bracelet, marquis... (a Peccadille.) Est tombé amoureux de moi, l’imbécile.
PECCADILLE à part.
Serais-je connu?
CLAIRON
Oh! cela peut arriver à tout le monde d’être amoureux. Je ne lui en voudrais pas de cela; mais le drôle était marié.
PECCADILLE
Il l’avait peut-être oublié.
CLAIRON
La polvgamie est un cas pendable... je me suis promis que cela lie se passerait pas ainsi. Passez-moi une mouche.
PECCADILLE
Diable ! et qu’avez-vous fait?
CLAIRON
J’ai d’abord fait venir la femme du tapissier.
PECCADILLE, à part.
Ah ! mon Dieu ! je n’ai que le temps de m’en aller.
CLAIRON
Donnez-moi une épingle. Quand j’ai eu Lucrèce sous la main...
PECCADILLE, troublé, laissant tomber les épingles.
Quand vous avez eu Lucrèce sous la main...?
Qu’est-ce que vous faites donc ! c’est une pluie d’épingles.
PECCADILLE, troublé.
Quand vous avez eu Lucrèce sous la main...?