CLAIRON, PECCADILLE, LE MARQUIS DE PRIANT
eu garçon tapissier.
LE MARQUIS, au fond, et à part.
Ah! Clairon, vous me fermez votre porte!... grâce à ce costume, me voici dans la place.
PECCADILLE *
Pourvu que ce tapissier ne soit pas de mes connaissances!.. Je ferais peut-être bien de déguerpir !..
LE MARQUIS, regardant dans une glace en passant.
De l’assurance... et le dieu des amours fera le reste.
CLAIRON, au marquis.
Approchez, mon ami. Vous venez de la part de M. Trumeau?
LE MARQUIS
Oui, Mademoiselle, je suis son premier garçon... et, sans vanité, un second lui-même. Vous serez contente de moi.
PECCADILLE, à part.
Voilà un tapissier bien flambant!... Je ne connais pas ce drôle-là. (Haut.) Où avez-vous travaillé, mon garçon, avant d’entrer chez Trumeau?
LE MARQUIS
Où j’ai travaillé?... Chez Peccadille.
PECCADILLE, à part.
Hein?
CLAIRON, montrant Peccadille.
Précisément, monsieur le marquis me recommandait tout à l’heure ce Peccadille.
LE MARQUIS, à part et regardant Peccadille.
Je veux être pendu si j’ai jamais rencontré ce marquis à Versailles. C’est quelque marquis de Lansquenet.
CLAIRON
Dites-moi, mon ami, ce Peccadille n’est-il pas le gendre de M. Alcindor,le maître du café des Neuf-.Muses?
LE MARQUIS
C’est lui-même, (a part.) Ce nom de Peccadille m’est revenu heureusement à la mémoire.
CLAIRON
11 a, ditron, une jolie petite femme?
LE MARQUIS
A qui le dites-vous?.. Charmante!...
* Peccadille, le marquis. Clairon.
Ah!...