‹ Clarisse Arbois; comédie en trois actesChapitre 29 sur 72 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ARISSE, BERGMEYER. Bergmeyer, i() ans, assez bien mis, porte une rosette multicolore et a des manières communes.

BERGMEYER

rous «Mes décidée, alors!

lais voyons !

Xi) CLARISSE ABBOIS

BERGMETBB

Eh bien! Pardon de vous avoir déran Au plaisir, mademoiselle! (// se dirige i: Iti aorte <ln fond. )

ci.\russr.

Au revoir, monsieur Bergmeyer,

hetcr va jusqu'au fond, s'arrête, revient, etf, ot?ef décision.

n*eel pas possible, voyons ! J'irai jusqu'à la somme ronde ! Cinq cents francs par jour! Vous ne chanterez que irois fois par* semaine! Et je vous emmène pendanl trois mois !

CLAItISsi

Mais enfin, quand je nous dis que je ne veux pas la faire, la tournée d'Amérique !

BERGMETE8, avec un huussement d'épaules incrédule.

VA pourquoi ça \

CLARISSE AHBOIS

Parce ({lie je veux rester à Paris... Vous pourriez bien me croire, quand je vous dis quelque chose !... (La femme, de chambre paraît au fond, portant une superbe corbeille de fleurs.) Qu'est ce qu'il y a, Amélie?

AMELIE

Ou vient d'apporter ça, mademoiselle. 'le met la corbeille sur une tabL

De la part de qui? (Amélie fui remet une enveloppe.) .Merci ! (Elle déchire F enveloppe et regarde la carte qui y est incluse, tandis yu' Amélie sort . i

RERC.MEYER, f/U/', pciulnitl ce temps.

u réfléchi.

Et cinq cent cinquante ?

Clarisse, impatientée.

Oh!

BERGMEYER, s' uni ma II! .

Enlin. ce n'est pas vraisemblable!

Quoi?

BBRGMEtER

Cet entêtement... Votre intérêt même] c'est do partir! Si c'est l'Opéra, vous y reàjj trerez dans dix mois ! Il ne va |>a> voler, (iailliard!

Ce n'est pas «a. Je \ru.\ rester à Paris.

BERGMEYBR, après II H si/ci/cr.

lui /issu/// les épaules.

Nous voulez six cents !... Dites-le !

Clarisse, avec un soupir excédé.

Oh!

BERGMEYER

Six cents, je ne peux pas les donner ! Je travaillerais à perte ! Je vous le jure sur l'honneur !

Mais je vous dis que je ne veux pas partir! J'ai déjà refusé plusieurs offres ! Allez demander à Foullrnann, tenez !

t BERGMEYER, hdlid ISSU lit il Ce nom. Cii ('tais sûr! Foullrnann vous entortille ! ! Bien ! Je ne dis jamais de mal d'un confrère! Mais celui-là! Un galvaudeux qui 5t glissé dans le métier!... Et qu'est-ce qu'il vous a dit, Foullrnann?

Je ne sais plus. Je lui ai répondu qu'il m'ennuyait.

I BERGMEYER nlin, que vous a-t-il offert? 11 a été jus-

90 i.l.UUSSI. Aitl'.OlS

CLARISSE, /Xtlir tiroir lapaix.

Oui.

BEBCMEIB

Je vous donne sept cent cinquante '.

Je ne veux pas partir !

uKiti.Mi.vi.i!. stupéfait.

Ali <;a ! < /est donc vrai :' u. vinsse Il nie semble '.

i:i:it(.MKYi.n Pourquoi ?

u.AltlsM.

•l'ai peur de la mer !

l'.KIU. MI.VI.lt

On lait ruiimic moi! On se pique à la morphine !

Et puis, on m'a prédit que je courrais des

dangers sur l'eau.

BERGMEYER

C'est vrai, ça ? Ou c'est-il que vous vous pavez ma tête ?

I le n'est pas vrai !

BERGMEYER

Enfin, vous avez bien t'ait la tournée d'Europe, cependant !

L'année dernière !

BERGMEYER

Et cette année, vous ne voulez plus repartir ?

02 CLARISSE ARHOIS

BERGMEYEB

Pourquoi?

Si on vous le demande, vous ferez Thomme discret.

BERGMEYEB

Eh bien! J'irai ltmr montrer mademoiselle Candolle.

Vous leur ferez plaisir. Elle a beaucoup de talent.

BERGMEYEB

l\is tan! que vous !

Clarisse, riant.

Peut-être bien !

BERGMBYl R

Quelle gâcheuse vous faites, toul de même ! Ça me fait de la peine pour vous ! Moi qui

aime tant les grandes artistes !... Je vous les aurais donnés de si bon cœur, ces sept cents francs !

Clarisse, souriant.

Je croyais que c'était sept cent cinquante !

BERCMEYER

J'ai dit sept cent cinquante?... Eh bien! Allons ! Vous mangerez le pain de mes enfants ! Donnez-moi une plume et de l'encre !...

Mais, non, à la fin des fins ! Je reste à

Paris !

amélie, paraissant à la porte du fond à droite.

Monsieur de Nugel, mademoiselle. {Elle

I étire cl fuit entrer Nugel.)

iu.mi.vkh, />mi<iui eongé de Clarisse, ulez-vous que je vous dise ? Vous

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