‹ Clarisse Arbois; comédie en trois actesChapitre 46 sur 72 · C.I.Ui · texte numérisé non relu

C.I.Ui

C'était un Anglais !

FOUNEKAY

Oui ! Nous voyez ça d'ici, liein ! Explique!1

tous mes plans, défiler tous mes titres, à un monsieur qui ne trouvait pas les mots !...

JEANNE

11 fallait lui parler sa langue !

FOUGERAY

Mais je l'ai fait! Alors, il n'y a plus ru moyen de l'arrêter !

Qu'est-ce qu'il vous disait?

FOUGERAY

[ais «les impertinences ! The Frenchmen not serions! Un tas de choses désobliites!...

vous lui avez répondu ?

FOUGERAY

■s choses désagréables . Je n'ai pas pu

me (cuir !... Les deux femmes se regardent avec consternation. Fougeray, déso 11 n'y a pas à dire! C'esl peut-être la diplomatie qui me manque ! .le suis honnête, courag-eux, travailleur ! Me dire qu'avec tout je ne peux |>as vous épouser tout de suite, Jeanne ! Quand je n'aime que vous au inonde !... Je vous aime de toute mon âme, moi ! Je n'ai pas de sentiments compliqués ! Je ne suis pas un Norvégien !

IEANNI

Mais vous aurez une place du gouverne* ment, enfin ! Moi, je ne perds pas eouraj

Dites-moi, monsieur ! Qu'est-ce que voù pense/. d'Altenheim ?

nu ia.ii \ y Le banquier?

Oui. J'ai une amie qui le connaît. Si c'est que vous recherchez une commandite...

fougeray

.Je lui ai demandé des fonds il y a deux ans, à celui-là, — pour une œuvre de colonisation française...

qu'est-ce qu'il a fait ?

FOU GERA Y

Il a porté plainte au parquet ! Il me prenait pour un escroc !

Eh bien ! il saurait maintenant que vous un honnête homme !

FOUGERAY

Mais depuis, comme de juste, je me suis lattu en duel avec lui.

ut

CLAfitS8E

Vous vous batte/, donc avec tout le monde!

F0DGERA1

Mais je né sais pas pourquoi! Je suis très doux. moi. même avec les animaux !

Clarisse, à Amélie gui paraît nu fond

à droite, — énervée.

Oh! Qu'est-ce qu'il y a encore?

\mi:lik

L'accompagnateur, mademoiselle...

Clarisse, se calmant soudain.

Ah!

jbamne, se levant,

Tu vas travailler ton chant, Clarisse. Nous le laissons... Vous partirez le premieij Georges. Maman n'esl pas là.

KOUGËRAT

Évidemmenl ! Il n'est pus convenable

CLARISSE ARRolS I 'il

qu'on nous rencontre seuls ensemble... (Saluant Clarisse.) Eh bien, merci encore, ma- Ioiselle...

Clarisse, lui serrant la main.

bientôt, monsieur ! Très heureuse d'avoir fait votre connaissance!... (Fouge- /■(/// sort. Revenant à Jeanne, qu'elle trouve nouveau fout émue.) Ne pleure donc pas me ça, toi ! Je te dis que tout ira bien !

JEANNE

'ourvu qu'il soit ministre seulement, monsieur Paul !

.Mais pourquoi ne le serait-il pas?... Tu es inquiète, tiens! Sais-tu ce que lu vas faire?

E après-midi, je vais voir madame deCantigny, un tas de gens. J'aurai peut-être quelque chose à te dire. Veux-tu revenir toui à l'heure?

I i-N CLARISSE A.RB0IS

JEAN m:

Je .rois bien (|u<' je \ eux ! Je te remercie !

Clarisse, l'embrassant.

A bientôt, alors! Au revoir! {Jeanne sort

par />■ fond à gauche. |

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