III. — Dans les cas favorables, on distingue aisément
A) Les kystes vrais, les seuls qui méritent ce nom, parce que leur paroi a sécrété à un moment donné de leur évolution. Ce sont :
— des collections aériennes intra-pulmonaires, aux parois rigides et sphériques revêtues d’un épithélium bronchique; |
— formations le plus souvent congénitales, au sens le plus large du mot;
— se traduisant radiologiquement par l’image kystique
— cavité intra-pulmonaire claire, aérienne; — de siège variable, mais non périphérique;
__— aux parois minces, mais régulières et sphériques;.
— perméable au lipiodol, réalisant l’image hydro-
aérique en nid de pigeon, sans dessin des bronches intermédiaires ; __ relativement stables dans leur évolution, sans disparition, ni accroissement rapide, mais avec tendance à l’infection.
Les bulles d'emphysème :
— épanchement aérien intra-pulmonaire et en règle alvéolaire, aux parois minces, sans revêtement épithélial; — formation presque toujours acquise, liée à un trouble
de la ventilation pulmonaire; — se traduisant D par la bulle :
— cavité sèche; — de siège superficiel, ou cortical; — aux contours ténus, en coup d'ongles; — souvent polyédrique; — imperméable au lipicdol; — extrêmement variable dans le volume et la forme au cours de son évolution.
Les dilatations ampullaires des bronches.
— Collections aériennes intra-pulmonaires, arrondies et sphériques, correspondant à des renfiements localisés des bronches dont elles gardent la topographie et la paroi ‘à l’armature détruite.
— Formations le plus souvent acquises dans des circonstances étiologiques assez bien définies.
— Se traduisant radiologiquement par des images bronchiectasiques :
— images aériennes polycycliques :
— à topographie bronchique;
— dans un territoire rétracté:
— avec des intervalles de parenchyme sain; — perméables au lipiodol qui les remplit en entier,
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ainsi que les bronches intermédiaires et des bronchiectasies cylindriques associées. l
— Stables dans la forme, mais évoluant cliniquement par poussées avec tendance à l'infection.
IV. — Mais c'est dans les divers aspects cliniques que la distinction devient plus délicate, le diagnostic reposant seulement alors sur des nuances et des finesses radiologiques.
Tel est le cas des :
— kystes géants et des bulles géantes; — de la maladie polykystique et des bronchiectasies ampullaires. :
Des problèmes diagnostiques tout aussi difficiles persistent encore avec d’autres affections et ne doivent pas être négli-
| gés, ce sont les rapports avec la tuberculose pulmonaire, les
suppurations broncho-pulmonaires, le pneumothorax chronique.
V. — Le démembrement n'est pas encore achevé, faute de pouvoir attribuer des caractères distinctifs certains aux affections qu’il faudra isoler :
a) certaines formes évolutives d’abcès du poumon ne se reconnaissent que par le contexte :
— les cavités épithélialisées qui simulent en tout point les kystes; — les abcès soufflés qui ont l’aspect radiologique des bulles ;
b) il n’y a pas un emphysème bulleux, mais des emphysèmes bulleux, et déjà existent des signes particuliers. Faudra-t-il laisser dans ce cadre l’emphysème interstitiel et l'emphysème aigu ou pneumatocèle; malgré les publications si nombreuses sur ce sujet, on n’en connaît que la clinique;
c) les ectasies bronchio-alvéolaires existent, ne serait-ce que dans la maladie de Bourneville, dont il existe peut-
mr |
Le être une forme péimiaaire pure: Mais sa signification r£ nosologique n’est pas encore établie:
5h d) il en est de même des images rencontrées au cours de nr! maladies encore mal connues : la sclérose tubéreuse et 2:64 la maladie de Besnier-Boeck-Schaumann. |
Vu, le Doyen :