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au premier rang, fémorale (78 fois globalement, 49 fois isolément), au deuxième rang, distale 41 fois globalement, 27 fois isolément.
C'est-à-dire qu’en gros, il y a environ deux fois moins de thrombose distale que de thrombose fémorale, autant à titre associé qu’à titre isolé.
.40 La thrombose fémorale, sa place réelle.
Nous venons de souligner sa fréquence. Précisons qu’il s’agit presque toujours de la fémorale superficielle. Nous n'avons jamais trouvé une thrombose isolée de la fémorale profonde. Deux cas seulement méritent à cet-égard d’être pris en considération.
Le premier concerne une oblitération bilatérale de l’iliaque externe étendu à la fémorale commune également de manière bilatérale. C’est un cas très spécial de thrombose iliaque dépassée vers la racine de la cuisse qui ne contredit pas notre constatation précédente.
Le deuxième concerne une véritable anomalie anatomique (observation 42). Il s’agit d’une bifurcation haute au ras de l’arcade de Fallope en fémorale profonde et fémorale superficielle, la première perméable, la deuxième thrombosée. Il n’existait pratiquement pas de fémorale commune, la bifurcation se faisant somme toute aux dépens de la terminaison de l’iliaque externe. Cette anomalie révélée au cours d’une artériographie par dénudation fut confirmée par une artériectomie ultérieure sur l’artère thrombosée. On peut voir dans ce cas exceptionnel une preuve supplémentaire de l'intégrité de principe du domaine fémoral profond.
L’artère fémorale superficielle constitue donc essentiellement l'artère de la thrombose crurale, que cette thrombose, soit partielle ou totale. Elle constitue l'artère de prédilection de la thrombose artéritique du membre inférieur et de l’artérite oblitérante dans son ensemble.
Il suffit de chiffrer le nombre total d’artères thrombosées chez nos 104 artéritiques, pour obtenir une vue finale, simple et précise, de la topographie des oblitérations artérielles :