Résultats dans la thrombo-angiose
Nombre de malades opérés...... 24 Décésropératoiress Mantes. 1 Complication post-opératoire grave 1 Malades perdus.:de vue... ...... 3 Décès depuis l’intervention. ...... 0 RoSuitats elOiones pere. 19 HCOUILA PR ADONS AR La. 11 RéSUHAtSEMOYENS NTM, Re)
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Quelles sont les conclusions qui découlent de ces chiffres ?
1. La mortalité opératoire apparaît relativement plus faible dans la chirurgie de la thrombo-angiose que dans la chirurgie de l’artérite artério-scléreuse. Il faut en revenir de la classique réputation de gravité de la thérapeutique surréno-sympathique.
2. Le pronostic vital éloigné est bien plus favorable en matière de thrombo-angiose opérée, qu’en matière d’artérite artério-scléreuse opérée. Il est certain que la thérapeutique chirurgicale de l’artérite sclérotique des membres inférieurs est d’ordre purement local, mais il est tout de même permis de penser qu'il s'ajoute là, une preuve de l’efficacité d'ordre pathogénique général de la surrénalectomie. |
3. Les résultats bons dans la thrombo-angiose opérée sont au nombre de 11, dont 2 doivent être acceptés avec réserve, contre 5 insuffisants et 3 mauvais. Le pourcentage et la qualité des bons résultats obtenus pour la thromboangiose apparaissent notablement inférieurs à l’amélioration fonctionnelle que la chirurgie détermine en matière d’artérite artério-scléreuse.
4. Il existe, dans le cas de thrombo-angiose, un véritable syndrome de malignité. Sa fréquence s'impose puisque nous le relevons trois fois sur 19 malades. Il s’individualise par un mauvais résultat, à brève ou longue échéance, lié à l’évolution même de la maladie thrombosante. Un peu comme en matière d’artérite sénile, il correspond à la constitution de nouveaux foyers de thrombose, mais, chez un malade soumis à une intervention à visée pathogénique, ce processus fait la preuve que la surrénalectomie n’est pas une thérapeutique qui réussit à tout coup, et qu’il existe dans la thrombo-angiose, un élément évolutif qui échappe à l'intervention surrénalienne et que, par ailleurs, aucun des éléments dont nous disposons ne permet de prévoir.
9. L’aggravation par l'intervention peut se voir dans l’un et l’autre des deux types d’artérite. Elle nous a semblé surtout le fait des opérations pour artérites artério-scléreuses.
6. Des thromboses ultérieures peuvent s'établir dans l’artérite artério-scléreuse opérée et, bien que survenant dans
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un territoire précédemment sympathectomisé, elles peuvent être mal tolérées. Il existe donc également, en matière d’artérite artério-scléreuse, une véritable fendance évolutive de là maladie artérielle qui échappe à la thérapeutique et, qu'ici encore, rien ne permet de-prévoir. Mais cette poussée évolutive ne s'exprime pas sous la forme du syndrome malin de la thrombo-angiose, si nettement caractérisé.
7. En définitive, au point de vue local, artérite artérioscléreuse opérée et thrombo-angiose opérée apparaissent, toutes deux, comme n'étant pas à l’abri de récidives graves. Mais le pronostic vital demeure beaucoup plus grave pour l’artérite artério-scléreuse que pour la thrombo-angiose qui semble, dans une large mesure, répondre à la thérapeutique surrénalienne à prétention pathogénique.
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Ainsi, l'avenir de l’artéritique artério-scléreux et du
thrombo-angéitique opérés, apparaît-il comme très diffé-
rent. Nous voulons voir là une preuve que la distinction
absolue que nous avons adoptée est fondée, en pratique et: en fait. La confrontation des résultats éloignés du traitement chirurgical nous paraît justifier notre thèse selon laquelle il faut opposer foncièrement artérite artério-scléreuse et thrombo-angiose, en utilisant au maximum, surtout dans les cas difficiles (artérite intermédiaire), les ressources de la clinique et de l’artériographie. Mais il faut attendre que nous disposions de moyens de discrimination de nature différente pour qu’une certitude d’ordre scienti-
fique, se substitue à ce qui n’est, pour l'instant, qu'une
probabilité d’ordre pratique et thérapeutique.
Vu: - Vu :
Le Président de thèse, : Le Doyen, J. DUCUING. LEFEBVRE.
Vu et permis d'imprimer :
Toulouse, le 29 octobre 1951.
Pour le Recteur, le Doyen Délégué :