I.\ VISK HOYAI-K
(I Km foiiiiiicii(.-aiil raiinée 1S56, Ln Musc Hcroï-Comiqnr change do nom cl ilcvieiit Ld Musc Roijdlc à Madame la Princcsac Palatine :
Madame, sans trahir la Koy Que je dois à Louis mon Hoy.
Et .sans passer pour dcserlricc, Je me jette ù vostre service :
D'im ton de voix Royal et doux, A Vous mesme, cent fois à Vous,
Il a dit. 6 Princesse noslre, Que j'eslois la Muzclle vostre. .
A vous, dis-je, en ce propre jour Que l'an recommence son tour.
Toute je me donne et dédie....
(;} janvier W.>f>.)
)^ Elle changea aus.si d'imprimeur, (^n lit au bas du numéro du 17 janvier 1650 : Au Palais, chez Jean Pa.slr, à la Pomme d'Or, dans la Galleric des Prisonniers. Avec Privilège. C etait-là, sans doute, son nouveau propriétaire', et, en effet, Alexandre Lesselin ne devait i)lus avoir part à cette publication, puisqu'il en cnlreprcnd [bientôt] une autre sous le titre : La Muse de la Cour.
» ... Rien ne distinguait, ni dans la forme, ni dans l'esprit, La Muse Poi/ale des Leltres en Vers de J.oret, et cependant Lorel eut un mérite qui n'appartenait qu'à lui : le mérite de l'exactitude. Pendant (piin/.e ans il a fourni le samedi, sans broncher, sa carrière hebdomadaire, tandis que l'auteur — Charles Robinet de Saint-Jean — de La Muse Royale faiblit, lutte et s'arrête à plusieurs reprises'. Déjà dans La Muse Héroï-Comique, il s'excusait d un retard :
Mais souvent quelque emj)cschenienl M'oblij^e de fermer ma veine .lusqu'au milieu de la semaine...
(!"' décembre 105^1 )
» Il est vrai que plus tard, dans La Muse Ro;/<di',<idL\\\.i\\\\. nue semaine, il donnait dans le numéro suivant plus abondante matière, mais la gazette veut une publicité régulièi'c, ou elle cesse d'être gazette :
Le pins souvent tous les huit jours, Selon des afTaircs le cours, Ou bien je redouble la dose.
F.,ors que quelque négoce est cause Qu'à ce mien devoir j'ay failli.
(27 octobre 1656.)
» Puis viennent les excuses plus ou moins acceptables, comme dans les mauvaises correspondances, les mauvaises raisons :
Ceci couin de nôtre veine D^.s jeudi de l'autre semaine, Mais par un diantre de malheur, Noslre Aliborofi d'Imprimeur
Que je ne tiens paiî dans ma manche, N'est venu qu'aujourd'hui dimaii- |che....
(l.T janviei' IGf)?.)
(1) A nos yi.'ux. Hobinet était le propriétaire de l-a Musc Iléroï-Comiqiic, comme il l'a ét«Ç ensuite de La Musc lioyale : Lesselin se bornait à imprimer sa copie. — (2) Surtout dans les deux dernières années, 1659-1660 (n° du 5 avril 1660 :
El dont ma foy ln Syndérèse M'empesche fort d'estre ù mon ayse.
Ce Honl ces Campos si fréquens Que de]>uiK rpielque temps je prens, El qui durant trente semaines
Sont montez jusqu'à des don/.aines; Campos, ainsi que l'on peut voir Directe, conti-e mon devoir Qui m'oblige à chaque huitaine A tirer des vers de ma veine...