‹ Claude Monet, sa vie, son temps, son œuvreChapitre 27 sur 55 · C. Pissarro · texte numérisé non relu

C. Pissarro

e suis en train de le lire.

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Mon cher Monet,

Paris, 7 décembre 1885.

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CLAUDE M ONET 165

principe il ne faut pas la faire à nous tout seuls (c'est-à-dire l'élément Durand) il faut que l'exposition ail l'initiative des artistes eux-mêmes et surtout le promrer clairement par la composition. Qu'en dites-vous?

Écrivez-moi à Paris, car je compte partir mercredi si c'est possible. Tâchez que je reçoive votre lettre mercredi matin.

Votre bien dévoué.

G. Pissarro.

Rue des Petites-Écuries, 41.

Eragny, par Gisors (Eure), 14 mars 1890. Mon cher Monet,

J'ai en effet reçu votre première lettre en réponse à la mienne, je vous remercie beaucoup de l'offre de service si amicale que vous m'y faites, mais ce qui me fait bien plaisir c'est de me mettre en relation avec M. Montaignac qui, j'espère, pourra me servir d'intermédiaire auprès des amateurs, c'était la mon plus grand embarras.

Aussitôt que j'aurai terminé les tableaux que je travaille je me rendrai rue Caumartin, il me faut encore au moins une huitaine de jours de travail, c'est terrible ces tableaux et dire que l'on nous reproche de ne pas finir!...

Merci et poignée de main de votre vieux camarade.

G. Pissarro.

Eragny, par Gisors (Eure), 5 fév. 91.

Mon cher Monet,

Vous souvenez-vous la dernière fois que je vous ai rencontré chez de Bellio, je vous faisais part des appréhensions que j'avais pour l'avenir par suite de la mort de ce pauvre Van Gogh. — Je crains bien que cela ne soit que trop réel. — Durand qui avait été si aimable et qui m'avait fait des avances en me prenant quelques toiles et quelques éventails a changé tout d'un coup en prétendant les affaires mauvaises à New-York. — Je ne puis donc compter sur lui.

Ne connaissant personne à Paris qui s'occupe de la vente, je vous serais bien reconnaissant si vous pouviez me donner quelque indication.

Pensez-vous que M. Monlaignac, l'ancien commis de Georges Petit, voudrait se charger de ce soin, n'étant pas du tout au courant, ne le connaissant pas, voudriez-vous me dire votre avis et me donner son adresse?

Votre vieux camarade. C. Pissarro.

Eragny, par Gisors (Eure), 9 mars 1892.

Je n'ai pu assister à l'ouverture de votre petite exposition, mais j'ai pu voir les toiles Peupliers en leurs cadres, je suis certain que celle fois encore vous avez dû avoir un grand succès; je regrettais fort de partir, car Durand m'avait annoncé que vous

aviez encore d'autres tableaux à exposer quelle belle chose,

les trois arrangements des peupliers, le soir, que c'est peintre, et si ornemental! Quand nous reverrons-nous? Je compte aller à l'ouverture des Indépendants le 18, et Lucien y expose.

Votre vieux camarade.

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