‹ Claudie; drame en trois actes et en proseChapitre 2 sur 60 · UN CORNEMUSEUX · texte numérisé non relu

UN CORNEMUSEUX

M. Bocage.

Mlle Lia Fé

Mme Daubri

M. Perro.

Mme Gé\ot.

M. Fechter

M. Barré. , M. Béraud.

lie des Bossons.

a m. BOii(;i:

iMon ami, après la représentation de Claudie, comme après celle de François le Champi, j'éprouve le besoin de vous dire tout haut que c'est à vous, à vos conseils et à vos soins que je dois la satisfaction du public et la mienne propre.

Ce contentement personnel serait complet, si j'avais pu refaire ma pièce, pour ainsi dire sous votre dictée, lorsqu'à Nouant, au coin du feu, vous me l'analysiez à moi-n ême, en me montrant le meilleur parti que je pouvais tirer des situations et des caractères. Mais comme j'ai fait tout mon possible pour bien écouter et pour bien ! profiter, je m'applaudis intérieurement de ma confiance jet de ma docilité. Prenez donc votre part avant moi du succès littéraire de Ctuu lie, car j'ai un vrai, un profond plaisir à reconnaître qu'il vous appartient dans ce qu'il I y a d'essentiel et d'indispensable pour une œuvre dramatique, la composition et le résumé.

Quant à la science charmante de la mise en scène, tout ce qui s'occupe de théâtre sait que vous y exceller.. Quant au génie dramatique de l'acteur, les applaudisse-

mens et les larmes du public le proclament chaque soir avec plus d'éloquence que je ne saurais le faire. Moi aussi j'ai pleuré en vous voyant et en vous écoutant : je ne savais plus de qui était la pièce, je ne voyais et n'entendais que votre douleur et votre piété, et comme le cœur saisi et rempli d'émotion ne trouve guères de paroles, ici comme là-bas, je ne sais que vous dire : « Merci, c'est beau, c'est bien, c'est bon. »

Remerciez pour moi aussi ces rares artistes qui ont personnifié, avec tant de conscience et de savoir, les divers types de Candie. M. Fecliter, qui a idéalisé celui de Sylvain en lui conservant la vérité, talent hors ligne et incontestable; Mme Génot, la tendre et ardente mère qui, avec l'excellent père FauveauOI. Pernn), sait faire pleurer à un lever de rideau ; la belle Mme Daubrun à la voix harmonieuse, au jeu digne dans la franchise et la rondeur ; M. Barré qui ne m'a fait regretter ni désirer rien de mieux pour l'interprétation du rôle de Denis Roncial; M1,e Lia Félix, enfin tous, remerciez-les pour moi, d'avoir fait de Claudû un spectacle émouvant et vrai qui leur doit toute la sympathie qu'il obtient.

Et à vous, mon ami, merci surtout, merci encore et toujours, pour le passé, pour le présent et pour l'avenir.

Georuk >km).

Nohant. 15 jum l r ! S.S1 .

CLAUME.

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Le théâtre représente l'intérieur d'une cour de ferme. Un hangar élevé occupe le premier plan et unit deux constructions, dont on voit de chaque eôlé les portes conduisant dans l'intérieur des Iogemens. Aux autresplans, différentes constructions, comme étables, écuries, pigeonnier. Le fond est fermé par un mur au-dessus duquel on voit la campagne. La porte de droite au premier plan où il y a trois marches, est celle du logement de la Grand'Rose. Celle de gauche est la porte du logement des métayers. Un peu au-dessus et presque au milieu du théâtre, eslunpuils avec une auge à laver. Autour de l'auge ou sur les bords du puits, sont groupés sans ordre des vases rustiques. Sur le devant, du même eôlé, une table, chaises.

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