‹ Claudie; drame en trois actes et en proseChapitre 27 sur 60 · LA MÈRE FAITEAU, F AU VEAU, LA GRAND - ROSE, DENIS, SYLVAIN · texte numérisé non relu

LA MÈRE FAITEAU, F AU VEAU, LA GRAND - ROSE, DENIS, SYLVAIN

Ah î il y avait longtemps qu'on ne vous avait vu, maître Ronciat ! Pas depuis la moisson?

DENIS

Tu es fâché de me voir?

SYLVAIN

Point du tout î j'en suis content.

DENIS

J'aurais cru... différemment, que tu n'étais point pressé de voir la fin de mon absence.

ROSE

Et à cause qu'il s'en serait réjoui? Est-ce donc que vous porter ombrage à toute la jeunesse du pays?

DENIS

Ah ! voilà que vous me taquinez encore, la belle Rose! Je pourrais bien vous rendre la pareille!

ROSE

Essayez-y donc une fois, qu'on voie enfin sortir Tcsj o. i i

prit que vous tenez si bien fermé de clé dans votre cer- \elle.

FAUVEAU, inquiet cl se battant les flancs. Ah ! font-ils rire, font-ils rire?

DEVIS

J'aurai peut-être bien plus d'esprit que vous ne voudrez, si je dis seulement les choses comme elles sont. FAivEAt. Quelles choses donc?

DEMS.

Je les dirai à Rose si elle veut caucer avec moi tout

seul.

ROSE

Eh bien ! c'est ça, causons ! car voilà une heure que vous m'ennuyez avec des disettes que je ne comprends point.

Sylvain, au fowl, avic sa mèrr, à Fauviau.

Venez, mon père, j'ai aussi quelque chose à vousdire, avec ma mère que voilà.

fai veau, à Rose.

Nous vous laissons, notre maîtresse !... (Bas.) Mais si c est du mal de Sylvain qu'il veut vous dire, n'en croyez rien.

ROSE, las à Fauveau.

Ne l'inquiète point, je m'en vas luidonner son congé, à ce Ronciat !... (Regardant Sylvain qui monte l'escalier.) Mais si ton garçon m'aime, fais-lui donc entendre ■ l'il est trop craintif avec moi et qu'il serait temps de me le dire lui-même.

FAUVEAU, (le même.

il demande à me parler, je réponds que c'est pour ça.

SYLVAIN

Allons, venez, mon père...

11 lui donne la main et l'aide à monter. Ils disparaissent au bout de la galerie.

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