LA MÈRE FAITEAU, F AU VEAU, LA GRAND - ROSE, DENIS, SYLVAIN
Ah î il y avait longtemps qu'on ne vous avait vu, maître Ronciat ! Pas depuis la moisson?
DENIS
Tu es fâché de me voir?
SYLVAIN
Point du tout î j'en suis content.
DENIS
J'aurais cru... différemment, que tu n'étais point pressé de voir la fin de mon absence.
ROSE
Et à cause qu'il s'en serait réjoui? Est-ce donc que vous porter ombrage à toute la jeunesse du pays?
DENIS
Ah ! voilà que vous me taquinez encore, la belle Rose! Je pourrais bien vous rendre la pareille!
ROSE
Essayez-y donc une fois, qu'on voie enfin sortir Tcsj o. i i
prit que vous tenez si bien fermé de clé dans votre cer- \elle.
FAUVEAU, inquiet cl se battant les flancs. Ah ! font-ils rire, font-ils rire?
DEVIS
J'aurai peut-être bien plus d'esprit que vous ne voudrez, si je dis seulement les choses comme elles sont. FAivEAt. Quelles choses donc?
DEMS.
Je les dirai à Rose si elle veut caucer avec moi tout
seul.
ROSE
Eh bien ! c'est ça, causons ! car voilà une heure que vous m'ennuyez avec des disettes que je ne comprends point.
Sylvain, au fowl, avic sa mèrr, à Fauviau.
Venez, mon père, j'ai aussi quelque chose à vousdire, avec ma mère que voilà.
fai veau, à Rose.
Nous vous laissons, notre maîtresse !... (Bas.) Mais si c est du mal de Sylvain qu'il veut vous dire, n'en croyez rien.
ROSE, las à Fauveau.
Ne l'inquiète point, je m'en vas luidonner son congé, à ce Ronciat !... (Regardant Sylvain qui monte l'escalier.) Mais si ton garçon m'aime, fais-lui donc entendre ■ l'il est trop craintif avec moi et qu'il serait temps de me le dire lui-même.
FAUVEAU, (le même.
il demande à me parler, je réponds que c'est pour ça.
SYLVAIN
Allons, venez, mon père...
11 lui donne la main et l'aide à monter. Ils disparaissent au bout de la galerie.