LA MÈRE FAUVEAU, FAUVEAU, ROSE
f aï veau, à fa mère F auveeiu qui entre du fond et qui te
dirige vers fn porte de gauche. Elfe porte un grand
panier couvert d'une s rviette.
Eh bien! femme? vous ne dites donc rien à notre maîtresse? vous ne lui demandez point ses portemens? la mère, qui a déposé son panier près du puits, allant à Rose et lui pn neint les mains.
Oh ! je l'avais vue avant vous, et les portemens de notre bourgeoise sont écrits tout en fleurs sur sa figure. FAUVEAU, pissant à la gauche de Rose, à sa femme.
Ca c'est bien dit. Mais écoutez donc, femme! c'est-il
SCE.XU 11.
pas vrai que, depuis un tour de temps, notre Sylvain est tout chose... comme contrarié, comme chagriné, dis?
LA. MÈRE
C'est la vérité qu'il nest pas bien... et j'ai grand' crainte qu'il ne prenne les fièvres aprè-s moisson. rose, qui se trouve au milieu.
Qu'est-ce qu'il a donc?
LA. MÈRE
J'en ignore; c'est un garçon qui ne se plaint ni ne s'écoute.
F AU VEAU
Ça ne serait-il point qu'il aurait une amour chagrinante dans la tète?
rose, bas à F, niveau. Tais-toi donc!
LA MÈRE
J'en ai quasiment souci... à vous dire vrai !
FAUVEAU, à hosr.
Là, je ne lui fais pas dire!... Et vous voyez si pourtant que je ne lui fais pas de questions... (A sa femme.) Dites donc, femme...
ROSE
C'est assez, ça ne me regarde point, vos secrets de famille. Ah ! ça, où est-il donc, le Sylvain?
LA MÈRE
Il est sur le charroi, le dernier charroi de blé de la gerbaude, et il ne tarde que l'heure d'arriver avec la musique et le bouquet.
ROSE, remontant vers le fond.
Je m'en vas au devant d'eux !
FAUVEAU
Allez, allez-y, notre maîtresse, ça vous divertira. Excusez-moi si je ne vous y conduis pas, vous savez que cette jambe cassée ne me porte pas encore aussi bien que l'autre.
ROSE
Est-ce que lu en souffres toujours?
FAUVE Al.
Encore un si peu, et je ne suis point solide sur les cailloux: mais l'ouvrage n'en souffre point... je bourine dans les bàtimcns et Sylvain travaille aux champs pour deux.
ROSE
Ne te dérange pas, et ne te fatigue point trop ce soir pour la fête... [A la mère Fawtau.) Où sont-ils, les moissonneurs?
LA MÈRE
Dans les champs des Pigerattes... A revoir, notre maîtresse ! {La Grana'Bosc sort par Icfondàyntahe.)
$ce\e ni.
LA MÈRE FAITEAU, FAUVEA1 .
la mère, à Fouœati qui s'estassis à droite. Lui tapant
$ur l'épaule.
Qu'est-ce que c'est donc que toutes ces questinns-là que vous poussiez devant la bourgeoise?
falveai, te i oant et setâtant te front. Femme! j'ai une idée !...
la mère.
Tant pis ! tu en as toujours trop, et ça te dérange de ton chemin plus que ça ne l'y avance.
FAUVEAU
Tais-toi, femme, tu n'entends rien aux affaires... Qu'est-ce que tu dirais si je faisais marier notre garçon avec notre maîtresse?
LA MÈRE
Te voilà encore dans tes folletés ! innocent, va !
FAITEAU.
Je te dis que j'y abolterai '....(Imitant sa femme qui
SCJBNB 1 1 r . ,r»
r.-ww /a tête.) Faut pas dodeliner de la tète î La bourgeoise en tient et elle en vent î
LA MÈRE
Non, mon homme, vous songez ! La bourgeoise verra bien vite que Sylvain ne veut point d'elle.
FALVEAt.
Il ne veut point d'elle î ma fine , il est bien dégoûté î
LA MÈRE
La bourgeoise est jolie, avenante et brave femme s'il en fut. Mais elle a fait un peu parler d'elle, entre nous soit dit.