SCENE V
ruine el la tienne que tu soutiens mes ouvriers contre moi?
Réjiy, les arrêtant du gest.-.
Pas tant de paroles* merci pour votre bon cœur, maître Sylvain... mais ça serait une aumône et nous ne la demandons point. On est misérable, mais, avec votre permission, on est aussi fier que d'autres. Qu'on nous paye comme un et nous serons contens. SYLVAIN, bas à son père.
Vous voyez, mon père, c'est du monde bien comme il faut, et si vous aviez vu, comme moi, le comportement de ce vieux et de sa petite-fille, vous auriez eu le cœur fendu de pitié... Oui, ça fait mal de penser qu'il y a des*pauvres chrétiens assez mal partagés pour être forcés de prendre des ouvrages au-dessus de leurs âges et de leurs moyens. Un homme de quatre-vingt-deux ans, et une femme, suivre la moisson qui est la plus dure de toutes les fatigues dans notre pays ! par ce grand soleil et ce vent du midi qui vous sèche legosieretvous brûle les yeux? Vrai ! c'est bien dur, et jamais charité n'aura été mieux placée que celle que vous leur ferez.
FAITEAU.
Allons! tu m« persuades tout ce que tu veux... (A lUmy <t à Clau lie,) Va pour trois francs, puisque mon garçon dit que c'est dans la justice. La justice avant tout !.. . {A part. en. allant à la table) Faut que je me dépèche, car Sylvain me ferait accroire de leur donner trois francs quinze sous!
sylvain, à Claudie.
Mais vous n'allez point nous quitter comme ça ? vous ferez la fêle avec nous, un bon repas restaurera votre père, et vous passerez, la nuit chez nuu»! Ma mère W vpuI. d'abord !
LA MÈRE, 'V M pl&tt.
Oui, oui, le vieux serait trop fatigué de se mettre en route après une journée de travail.
RÉMY
Merci pour vos honnêtetés, mes braves gens, mais on voudrait s'en aller; nous marcherons mieux par la fraîcheur. Mais pour ne pas être méconnaissant de vos civilités, on boira un coup pour arroser la gerbaude quand elle entrera, et Claudie donnera un coup demain aux femmes de la maison pour les aider à servir le repas... (A Syiv rin, qui lui rem t de Car ;int de la part de so7i père.) Je prends sans compter, maître Fauveau, et en vous remerciant.
FAUVEAU
Si fait, si fait, il faut toujours compter.
rémy, reifardant la somme en uloc.
Je vois bien qu'il y a plus que nous ne prétendions... Mais si vous y avez regret... {Il v ut r?udre Varyent.)
SYLVAIN
Non, non ! mon père est content de bien agir à votre endroit.
rémy, rem ttuiif ''ar put à Claudie.
Or donc, vous êtes de braves gens, le bon Dieu vous conserve ! je m'en vas au devant de la gerbaude î...
Il sort par le fond.
clai'die, à fa mère Fauveau.
Commandez-moi donc ce que j'ai à faire pour vous aider, mère Fauveau.
la mere, lui pr- ii ait sa faucille et son petit s te.
Tenez, ma fille, si vous voulez laver le restant des
vaisseaux, ça nous soulagera d'autant. Vous prendrez
aussi les nappes et les couverts chez nous... {Eilc lui
tngiitre la port- de 5 auch-.) et vous les porterez ici en