ACTE T, SCENE VT
son air tranquille!... Elle a trop de misère, c'est sûr...
(A Glaudie, qui met les quelques gobelets dans le baquet, et ensuite qui pose et compte le linge sur la table.) Est-Ce que VOUS aVCZ deS parents dans votre endroit î
GLAUDIE, même jeu.
Nous n'en avons plus.
SYLVAIN
Vous êtes seule avec votre grand-père ?
GLAUDIE.
Oui, seule.
SYLVAIN
Mais il y a des voisins qui vous aident ?
GLAUDIE.
Nous ne demandons rien.
SYLVAIN
Si vous veniez demeurer par ici , vous seriez peut-être mieux ?
GLAUDIE.
J'en ignore.
SÏLVAIN.
Vous trouveriez toujours de l'ouvrage dans notre métairie... Et puis, ma mère est très-bonne; si vous veniez à être malade, elle vous assisterait.
GLAUDIE.
Oh ! c'est vrai qu'elle est très-bonne !
SYLVAIN
La bourgeoise Rose n'est pas mauvaise non plus.
GLAUDIE.
Elle passe pour charitable.
26 CLAUDTE.
SYLVAIN
Eh bien! ça ne vous tenterait point de vous établir par chez nous?
Non, mon père a son accoutumance là-bas.
SYLVAIN
Et vous y voulez rester ?
GLAUDIE, passant devant Sylvain et faisant un mouvement de respect et en même temps de douleur.
Mon Dieu ! oui.
(Elle sort en emportant le linge par la porte de droite.)