ACTE 111, SCENE V
SYf-VAIN.
Ma mère, madame Rose, je ne sais point ce que vous souhaitez de moi !
ROSE
Vous ne voulez point dire au père Rémy que vous êtes content de le revoir chez nous ? En ce cas, je Temmène , j'ai à hii parler.
(Elle prend Rémy par le bras gauche.) LA MÈRE FAUVEAU, prenant Tautre bras de Rémy.
Et moi aussi, j'ai à lui parler. Venez, père Rémy.
RÉMY , cjui a pris son chapeau et son bâton, hésitant.
Mais... c'est donc des secrets ?
ROSE
Peut-être ! vous verrez î allons! avez- vous peur de moi? oh ! je ne suis pas si diable que j'en ai l'air !
(Claudie veut suivre son père, la mère Fauveau l'arrête en souriant.) LA MÈRE FAUVEAU.
Ah ! ma fille ! vous êtes une curieuse !
BÉMY, naïvement, à Claudie.
Elle dit que tu es une curieuse...
(Claudie s'arrêtn interdite. Us remontent tous les trois au fond, et au moment de sortir, Sylvain qui est à droite près de la sortie veut suivre sa mère, Rose l'arrête.)
ROSE
Sylvain, patientez un brin; tenez compagnie à Claudie qui a eu de la peine ici. Le devoir d'un chacun est de la consoler.
SYLVAIN
Mais je n'ai fait peine ni injure à personne, moi !
ROSE
Eh bien, je ne peux pas en dire autant, et c'est pour ça que je veux me confesser au père Rémy, niais la confession ne veut pas de témoins. Restez oii vous voilà.
(Elle le pousse vers Claudie et sort avec la mère Fauveau et le père Réray entre elles deux.)