CLAUDINE, HONORINE
Claudine, dans le plus grand désordre •
C’en est donc fait ! Cette nuit rompt à jamais tous les nœuds... infortunée !
Honorine, un peu derrière.
Ah! mon dieu! qu’a-t-il donc , ce cher enfant ?
Cruelle Dernetti !
HONORINE
Il se plaint de madame !
Mon courage m’abandonne. Que résoudre ? que faire?... je fuirai... oui, je fuirai, je ne serai pas témoin de ce fatal mariage... Dernetti!... Belton !
HONORINE
C’est un amant déguisé. Ah ! M. Ambroise...
Claudine, avec force.
Que dis-je? il n’est pas fait, ce mariage... il ne l’est pas..* on peut le rompre... je le romprai. Un infortuné, qui se noyé , saisit tout d’une main désespérée, tout, jusqu’à la vague qui va le submerger.
Il O N O R I NE.
Et moi, qui, modestement, avois des vues sur lui...
Je vais trouver Belton , je me nomme , je me déclare... non , je ne le verrai pas dominé par ses passions, entraîné par son amour, est-il en état de m’entendre... C’est à madame Dernetti que je peindrai mon état , mon désespoir. Elle est femme ; elle doit être délicate et sensible ; elle aura pitié de moi.
HONORINE
J’en doute un peu.
Oui; c’est le seul parti auquel je puisse m’arrêter, et je vais à l’instant... ( Elle va pour sortir et apperçoit Honorine.} Ali 7 c’est vous, mademoiselleï-Ionorine?...Je vous en prie, je vous en supplie; que je voie madame; que je la voie, il le faut.
s; vous aviez agi selon les règles ”si vous vous étiez confié a moi, je vous aurois averti des difficultés.... ®
^ Eh ! je les connois toutes îVsaistaop que je n'ai plus ri areJouter . allez, allez donc. Chaque minute est un siècl
rien .siècle.
, , ' ^ ' VJIACIU
gui ajoute à Phorreur de ma situation.
Puisque monsieur me Pordonne...
Ai-je des ordres à donner ? un peu de complaisance, voilà *out ce que j espère , tout ce que j'ose attendre de vous. HONORINE, a part.
l’on ar.f e, 6 fasta^f ne s’attache-t-on jamais à l’objet à qui î on sait plaire ? S il m’avoit, aimée, moi...,
En . par grâce, Honorine....
Honorine.
vais , monsieur , j’y vais.