‹ Claudine de FlorianChapitre 4 sur 38 · SCENE I y · texte numérisé non relu

SCENE I y

Ambroise

B .rj Îj 1 O JY, sortant de Vhckely et pesant son pied sur la sellette.

AMBROISE

Comment doge ! c’est vous, monsieur Belton ?

C’est moi-même , mon ami.

ambroîse^ décrotant .

Qui vous faites décroter au beau milieu de la rue ?

Mon valet-de-chambre m’a quitté.

AMBROISE

Il a eu tort.

Je le crois.

Ambroise, toujours frottant .

En attendant cpie vous le remplaciez , je vous offre mon petit ministère.

J’accepte , père Ambroise. J’aime à vous faire du bien ; je considère les vieux soldats , et j’ai déjà éprouvé votre exactitude , votre fidélité.

AMBROISE

Oh! la fidélité , c'est l'héritage des Savoyards : ce n’est pas une fortune; mais ça fait dormir d’un bon somme , et nous tenons beaucoup à ça dans la vallée de Chamouni.

La vallée de Chamouni ? J’y passai il y a quelques années ; j’y eus même une aventui’e ( Il sourit . )

AMBROISE

XJne aventure Joute entière ?

Ma foi, je crois qu’oui., /

AMBROISE

Ah ! vous n’en êtes pas bien sûr ? ( Quittant le pied de Bel -• ton ) En voilà un brillant comme un miroir. A l’autre , monsieur Belton. ( Frottant. ) Je monterai donc chez vous tous les matins ?

BELTON.

Oui , père Ambroise. Le petit coup d’époussette à mes habits.....

La cire luisante à l’escarpin

BELTON.

Un peu d’ordre dans l’appartement, et ce sera fini pour toute îa journée.

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