ABEL HERMANT
Le Cavalier Miserey
ROMAN
Illustrations de JEANNIOT Grayfas sur bois par G. Lemoine
drons!.
Quand Miserey, Jean - Baptiste , cavalier au 21* Chasseurs f s'en vint che\ lui permissionnaire pour la première fois, « dérouté par le souvenir des lar-
fes et hautes chamrées, il étouffa dans sa chambrette... Son réveil fut ponctuel comme si le trompette de garde l'avait sonné, et, le soir, dans son premier sommeil, il eut, vers dix heures, une hallucination de l'extinction des feux... » Et quand, à la charge finale des manœuvres, le Colonel Comte de Vermandois, qui la commandait, l'arrêta net d'un geste ample et d'une voix superbe : «... Esca- Halte /...» ce fut, pour Miserey haletant d'essoufflement
et d'enthousiasme, « l'apothéose des deux régiments dans la grande lumière de midi. » L'intrigue du livre a divisé — et peut diviser encore les opinions : Si le cavalier Miserey « tourna mal », est-ce vraiment la faute du régiment seul ? n'y sont-ils pas pour quelque chose, lui-même d'abord par sa faiblesse, et surtout « madame Blanche» par sa coquetterie vicieuse?. . Mais pour ces scènes de la vie militaire, parfois touchantes, souvent drôles, singulièrement « observées » toujours, il n'y a pas d'homme ayant « passé par le régiment», qui ne sente revivre à leur lecture mille petites émotions chères de sa jeunesse ; et il est même curieux de constater que les «militaristes », comme on dit maintenant, et ceux qui ne le sont pas, se rappellent les souvenirs de cette existence
spéciale avec une égale vivacité. Et c'est Jeanniot, un passionne au h dessin militaire », qui a voulu illustrer ce livre, ajoutant en quelque sorte la vie du dessin à celte du style et contribuant à faire du Cavalier Miserey, parmi les romans de r armée, le plus suggestif sans doute de souvenirs intimes et d'impression? émues. . .
; Spécimen des Illu stration
Un val. gr. in- 16 jésus. Prix : 3 fr. 50.