LA PRÉFACE
L'on se demandera tout d’abord à la vue de cette ‘ Clef” quelque peu volumineuse, pourquoi, s'ilest vrai que le système est si simple et si abrégé, il a fallu en traiter si longuement. Eh bien! l’on verra de suite en feuilletant le livre, que c'est tout un toisé de surfaces que l’on aurait pu à la rigueur s’exempter de donner, puisqu’il existe déjà des toisés de cette sorte, et que l’on est censé connaître ce toisé avant d'entreprendre l'étude de celui des solides. Mais il est plus satisfaisant pour la p{upart des Instituteurs, Professeurs et Elèves de trouver ainsi réuni en un seul volume tout ce dont il peuvent avoir besoin, que d’avoir à le chercher ailleurs. Cependant, le toisé des surfaces n’est réellement pas de trop dans la “Clef” puisque de fait, c’est dans ce toisé même que consiste toute la difñculté, tout le travail que comporte le système de l’auteur.
Ce qui contribue beaucoup, aussi, à grossir les dimensions de la ‘ Clef ” : ce sont les exemples en grand nombre que l’on y trouvera du nouveau système appliqué au toisé des formes les plus variées, et les nombreuses tables dont on ne sera pas lent à reconnaître l’utilité lorsqu'ayant à estimer, par exemple, la capacité d’une chaudière, d’une cuve, ou d’une futaille quelconque, le volume d’un cylindre, d’une sphère, d’un sphéroïde, d’un conoïde, ou de tout segment, tronc ou onglet d’un des corps que l’on vient d'énumérer, l’on trouvera le calcul, pour ainsi dire, tout fait, puisqu'on n’aura qu’à chercher dans la table les surfaces respectives des cercles servant de bases et de sections à tel solide, pour en faire ensuite la somme et multiplier cette dernière par la hauteur ou longueur du corps à évaluer. Puis, une simple division ou multiplication, suivant le cas, du résultat ainsi obtenu, en réduira les unités composantes en gallons, litres, etc., ou en unités d’un autre nom, soit plus grandes, ‘sit plus petites que les premières.
L'on trouvera d’ailleurs, page XXIX, c’est-à-dire, à la suite des ‘“ Appréciations,” une