XX
La-ue moy. Sire, et re-la-uc bien fort
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De ma commise i - ni -qui - té mau-uai- se,
Et du pc-ché qui m'a ren - du si ord
Me net-toy-er d'eau de gra - ce te plai-se.
Nous ne ferons qu'une simple remarque sur les deux derniers morceaux. Les mélodies des psaumes xxv et u (colonne de gauche) étaient déjà bien préférables à celles qu'on y avait mises à Strasbourg, et que Bourgeois avait d'abord adoptées : elles ont un charme pénétrant, auquel nulle oreille musicale ne saurait être insensible. Cependant Bourgeois, que l'amourpropre d'auteur n'aveuglait point, sentit bientôt qu'il y avait contradiction entre la tristesse plaintive de la mélodie du xxv et la joyeuse assurance qu'expriment les paroles; aussi la nouvelle mélodie, non moins belle, qu'il y a adaptée est-elle d'un tout autre caractère, et telle qu'eût pu la désirer l'auteur même du psaume, s'il avait vécu au xvi° siècle. — Bien que sa première mélodie du li fût en parfaite harmonie avec le texte, Bourgeois cherchait à faire mieux encore, et, n'obéissant qu'a l'amour de l'art, il lui substitua la mélodie actuelle, qui est peut-être la plus remarquable de tout le Psautier; c'est du moins ainsi que l'appréciait Félix Mendelssohn.
Le musicien qui s'est occupé des derniers psaumes de Bèze (i56q) était bien inférieur à Bourgeois, sous le rapport de la fécondité et du talent. On a vu que, pour soixante-deux psaumes, il n'a su trouver que quarante mélodies; il faut remarquer en outre que six d'entre elles seulement (lxi, lxxiv, lxxxiv, lxxxvih, lxxxtx et xcii) ont une valeur, inégale mais incontestable. Nous mettons les trois plus belles sous les yeux du lecteur, sans dissimuler que les phrases 4e et 5° du lxxxix nous paraissent laisser à désirer en fait de modulation; ce dernier est du reste tiré du cxiii de l'édition pseudo-romaine. Celle du cv, déjà beaucoup moins remarquable, n'est qu'un pastiche du cxxxvm et du xxxn; nous l'ajoutons aux trois autres.
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En-tens à ce que ie cri-e, le le pri.-e, () mon Dieu , e-xau-ce moy.
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Du bout du monde mon a -me. Oui se pas -me X<; re-clame an -tre que toy
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0 Dion dos ar-mé-es, com-bien Le sa - cré ta - ber - na - cle tien
Est sur tou - tes cho-ses ai - ma - bie! Mon cœur lan-guit, mes sens ra - uis
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De - fail-lent a - près les par - uis, 0 Seigneur Dieu très de -si - ra - ble;
Bref, cœur et corps vont s'es - le - uant lus ques à toy, grand Dieu vi-uanl.
Edit. pseudo-romaine de i5^2.
Édit. de i562(1).
Du Seigneuries bontés sans finie ebanteray,
fi
fez
Et sa fi-de-li-fcé à ia-mais prescheray,
Car c'est vu poinct conclu que sa grâce estbas-ti-e
Pour durer à iamais, comme on voit es-ta-bli -e
Dans le pourtour des cieux leur course inuari-a-ble,
Si-gne seur et certain de son direimmu - a -ble. (,) 11 est indubitable que le continuateur de Bourgeois a emprunté la première et la dernière phrase de cette mélodie au Psautier pseudo-romain ; mais il a dû s'aider en même temps de ce début d'une chanson, trois ou quatre fois répété dans la même pièce : -
(Recueil de Susato. )
Faulte d'argent c'est la puce en l'oreille.
(irc, 2e et 6e phrases. ) Édil. pseudo-romaine de i5/ia
SX
( 8*^et 90 phrases. )
tes
PSA1
LME C
( Phrase
finale. )
Edit. de i 56a.
! J Xi 1
Sus, qu'vn cha-cun de nous sans ces- se
Lou - e du Seigneur la bani-tes - se;
Que son sainct nom soit re - cla - mé;
Soit en - tre les peu - pies se - mé
te
Le re-nom grand et pre - ci - eux
De lous ses ges - tes glo - ri - eux.
A part les sept mélodies que nous venons d'indiquer, toutes celles qui parurent en 1662 sont ou médiocres, ou en désaccord avec les paroles, ou même triviales, sans style ni rhythme, et presque incbantables. Voici par quel air de foire, qui ne mérite qu'un accompagnement de grosse caisse et de timbales, débute le continuateur de Bourgeois :
PSALME XLVIIL
Xf O
C'est en sa très saine - te ci - té, Lieu ehoi-si pour sa saine- le - lé,
CE