‹ Clément Marot et le psautier huguenotChapitre 98 sur 135 · Mélodie de Strasbourg, trois notes changées · texte numérisé non relu

Mélodie de Strasbourg, trois notes changées

en 1 55 1 .

1 38. Mélodie de Strasbourg, modifiée en Î542, remplacée dans le recueil de 1 543.

i43. Mélodie de Strasbourg, modifiée en i542, deux notes changées dans le recueil

de 1549.

(l) La mélodie de 1^/19 se trouve déjà dans l'édition de 1067, avec cette seule différence que les notes finales de chaque phrase sont des carrées au lieu d'être des rondes comme en 1 5A 9 , et que les phrases ne sont pus encore séparées par des silences.

Décalogue. Mélodie tle Strasbourg, remplacée en i54a, remplacée dans le recueil de i54q. Siméon. Mélodie de Strasbourg, modifiée en i542, remplacée dans le recueil de 1 5 4 9.

Si l'on rapproche notre Psautier actuel de ce tableau, on reconnaît que, des quarante et un morceaux qu'il contient, trois (xxxvi, cm, cxxxvn) sont venus jusqu'à nous sous leur forme strasbourgeoise primitive (sauf des variantes d'une à trois notes); que huit autres (i, 11 , xv, xci, civ, exiv, cxxx, cxliii), plus gravement modifiés, ont pourtant la même origine; total, onze mélodies originaires de Strasbourg. Douze (n, iv, v, vi, vin, ix, xv, xxxvm, exiv, cxv, cxxx, cxliii) ont conservé presque absolument la forme première que Bourgeois leur avait donnée. Dix-sept (m, iv, vi, vin, ix, xi, xn, xm, xix, xxn, xxiv, xxxvm, xlvi, ci, ex, cxxxvm et Siméon) ont eu successivement deux mélodies, et huit (vu, x, xxv, xxxn, xxxvn, li, cxhi et Dix Commandements) en ont eu trois.

En embrassant ensuite du regard toute l'œuvre de Bourgeois, nous trouvons que près des deux tiers des psaumes, c'est-a-dire quatre-vingt-huit, sont chantés sur les airs qu'il leur a adaptés; mais cinq n'ont pas de mélodie propre et empruntent l'air d'autres psaumes. 11 n'en a donc rassemblé et arrangé que quatre-vingt-trois, savoir :

Les trente premiers de Marot (i, n, m, iv, v, vi, vu, vin, ix, x, xi, xu, xm, xiv, xv, xix, xxn, xxiv, xxxn, xxxvn, xxxvm, li, cm, civ, cxm, exiv, cxv, cxxx, cxxxvn, cxliii), en 1 5 4 ^ ;

Les dix-neuf autres de Marot (xvm, xxm, xxv, xxxm, xxxvi, xliii, xlv,

XLVI, L, LXXII, LXXIX, LXXXVI, XCI , Cl, CVH , CX, CXVI1I , CXXVII1, CXXXVIIl), plus

le Cantique de Siméon, en i5A&;

Les trente-quatre premiers de Bèze (xvi, xvn, xx, xxi, xxvi, xxvn, xxvin,

XXIX, XXX, XXXI, XXXIV, XXXV, XXXIX, LX, XLI, XLII, XLIV, XLVII , LXXIII , XC, CX1X , CXX, CXXI, CXXII, CXXIII, CXXIV, CXXV, CXXVI, CXXVII , CXXIX, CXXX1, CXXXII,

cxxxni, cxxxiv), en 1 55 1 ;

Et cinq autres de Bèze (lxui sur l'air du xvn, lxiv sur l'air du v, lxv sur l'air du lxxii, lxvii sur l'air du xxxm, exi sur l'air du xxiv et du lxii), en i55/i.

Quand Bourgeois quitta Genève ( î 55y), il restait donc à traduire et à mettre en musique soixante-deux psaumes, auxquels on n'adapta que quarante mélodies (xlviii, xlix, lu, lui sur l'air du xiv, dont il n'est (pic la répétition, liv, lv, lyi, lvii, lvui, lix, lx, lxi, lxui sur l'air du xvnetdu

lxx, lxvi sur l'air du xcvm et du cxviu, lxviii sur l'air du xxxvi, lxix sur l'air du lt, lxx sur l'air du xvn, lxxi sur l'air du xxxi, lxxiv, lxxv, lxxvi sur l'air du xxx et du cxxxix, lxxvii sur l'air du lxxxvi, lxxviii sur l'air du xc, lxxx, lxxxi, lxxxii su r l'air du xlvi, lxxxiii, lxxxiv, lxxxv, lxxxvii, lxxxviii, lxxxix, xcn, xciii , xciv, xcv sur l'air du xxiv, du lxii et du cxi, xcvi, xcvn, xcvm sur l'air du lxvi et du cxvm, xcrx, c sur l'air du cxxxi et du cxlii, eu, cv, evi, cviii sur l'air du lx, cix sur l'air du xxvm, c\u, cxvi sur l'air du lxxiv, cxvii sur l'air du cxxvn, cxxxv, cxxxvi, cxxxix sur l'air du xxx et du lxxvi, cxl sur l'air des Dix Commandements, cxlt, cxlii sur l'air du c et du cxxxi, cxliv sur l'air du xviii, cxlv, cxlvi, cxlvii, cxlviii, cxlix et cl).

Le lecteur familiarisé avec notre Psautier aura remarqué que presque tous les plus beaux airs, les plus originaux et les plus mélodieux (i, h, vin, xn, xxiii, xxiv et lxii, xxv, xxvn, xxxn, xxxiii et lxvii, xxxvi et lxviii, xlii, xlvii, li, lxv et lxxii, lxxvii et LXXXVI, XC, CI, cm, CX, CXVIII, CX1X, cxxix, cxxx, cxxxi, cxxxiv et cxxxviii), appartiennent à la première période de la publication, c'est-à-dire à Bourgeois. Il aura remarqué en outre la fécondité, le goût et le sentiment profondément religieux, dont l'infatigable artiste a fait preuve, en adaptant si merveilleusement tous ces chants aux hymnes hébraïques. Si la mélancolie et les accents plaintifs du mode mineur sont le caractère dominant de son œuvre, il a pourtant su exprimer la force et la joie du monde nouveau retrouvant son Dieu , que l'Eglise du moyen âge lui avait caché par tant de tyrannie et de superstitions; il a la joie de Luther; on la sent dans les mélodies héroïques des psaumes xxv, xxxvi, xlii, cxxxviii, écrites dans le mode majeur, ainsi que dix-sept autres. Parmi les airs du mode mineur, trois des plus originaux sont le h, qu'on a vu plus haut (p. 625), le lxxxvi et le cxxix, que voici :

Mon Dieu, près -te moy l'o-reil-le; Par ta bonté non pareil- le,

Res-pon moy ; car

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pl us n'en puis, Tant poure et af-fli-gé suis. Gar-de,ie te pri', ma vi - e. Car de

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