SCÈNE F R E M I È R E
THÉRÈSE, seule, auprès d'une table, sur laquelle se voyent quelques livres.
Voila bien, je pense, ce que m'a dit M. Marot hier soir : tu prendras dans ma bibliothèque , et mettras sur mon bureau^ le Roman de la Rose , et Pantagruel. (Elle prend le livre») Pantagruel !
Air: De l'amour quêteur.
Voîci le liyre universel ;
Chacun et le yante et Fadmire :
En France ^ tout ce qui sait lire ^
Lit et relit Pantagruel,
C'est un fort beau livre, sans doute ,.
A ce que dit plus d^m savant^
Mais tel le vante souvent , ( bis. )
Qui^ je crois ;, n'y voit goutte.
Ce cher M. Marot , son exil est donc enfin terminé ! Grâce à Dieu et à la reine Marguerite de Navarre, le voilà depuis hier de retour à Paris. Dieu veuille qu'il ^oit devenu plus sage; car il y a bien un peu de sa faute,