‹ Clément Marot, vaudeville-anecdotique en un acteChapitre 5 sur 24 · SCÈNE IL MAROT, THÉRÈSE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL MAROT, THÉRÈSE

M A R O T, sortant de sa chambre , et se disposant à sortir.

à sortir.

Air: Trouver le bonheur en famille.

'E^TiFii^xne Yoîci de retour Dans cet heureux pays de France-

THÉRÈSE-

Déjà vous cédez à Tamour?

Non , mais à la reconnaissance.

A Marguerite de Valois Je dois cette faveur subite ; L'amour aujourd'hui perd ses droits...

THÉRÈSE, finement.

Pour les céder à Marguerite.

N'est-ce pas juste?

Même .Air.

Si j'excelle entre les rimeurs.

C'est qu elle a daigné me sourire.

On fait toujours les vers meilleurs Quand la beauté nous les inspire.

Jean de Meun a fait, j'en conviens , Pour la Rose, des vers qu'on cite.

Moi, j'ai , pour illustrer les miens ;, Chanté la reine Marguerite.

THÉRÈSE

Et vous allez la voir ?

Oui. S'il vient quelqu'un de mes amis, je ne tarderai pas j tu feras attendre.

THÉRÈSE

M. Rabelais , par exemple î

Oh ! celui-là, quand il vient , c'est un jour de fête pour moi.

THÉRÈSE

Vous l'aimez, et vous avez raison. Pendant votre absence, il venait chaque jour s'informer de vos nouvelles ; et quand il saura votre retour, il sera bientôt ici,

Mais tu recevais d'autres visites; j'avais tant d'amis î^ THÉRÈSE.

Pas un de ces amis n'a paru, je vous jure. Mademoiselle Laure même n'est pas venue une seule fois.

Cela ne me surprend guères.

A ï Fx : La comédie est un miroir»

Les maîtresses y les courtisans , Pareils aux oi= eaux de passage , Par-tout où règne le beau tems , Portent leur inconstant homtnage.

Maïs quand l'hiver , sur nos coteaux^ Fait sentir ses rigueurs traîtresses , ]N ous voyons s'enfuir les oiseaux ^ Le^ courtisans et les maîtresses.

Et s'il vient quelque créancier ?

VAUDEVILLE. i3

Tu l'enverras promener,

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