SCÈNE IL MAROT, THÉRÈSE
M A R O T, sortant de sa chambre , et se disposant à sortir.
à sortir.
Air: Trouver le bonheur en famille.
'E^TiFii^xne Yoîci de retour Dans cet heureux pays de France-
THÉRÈSE-
Déjà vous cédez à Tamour?
Non , mais à la reconnaissance.
A Marguerite de Valois Je dois cette faveur subite ; L'amour aujourd'hui perd ses droits...
THÉRÈSE, finement.
Pour les céder à Marguerite.
N'est-ce pas juste?
Même .Air.
Si j'excelle entre les rimeurs.
C'est qu elle a daigné me sourire.
On fait toujours les vers meilleurs Quand la beauté nous les inspire.
Jean de Meun a fait, j'en conviens , Pour la Rose, des vers qu'on cite.
Moi, j'ai , pour illustrer les miens ;, Chanté la reine Marguerite.
THÉRÈSE
Et vous allez la voir ?
Oui. S'il vient quelqu'un de mes amis, je ne tarderai pas j tu feras attendre.
THÉRÈSE
M. Rabelais , par exemple î
Oh ! celui-là, quand il vient , c'est un jour de fête pour moi.
THÉRÈSE
Vous l'aimez, et vous avez raison. Pendant votre absence, il venait chaque jour s'informer de vos nouvelles ; et quand il saura votre retour, il sera bientôt ici,
Mais tu recevais d'autres visites; j'avais tant d'amis î^ THÉRÈSE.
Pas un de ces amis n'a paru, je vous jure. Mademoiselle Laure même n'est pas venue une seule fois.
Cela ne me surprend guères.
A ï Fx : La comédie est un miroir»
Les maîtresses y les courtisans , Pareils aux oi= eaux de passage , Par-tout où règne le beau tems , Portent leur inconstant homtnage.
Maïs quand l'hiver , sur nos coteaux^ Fait sentir ses rigueurs traîtresses , ]N ous voyons s'enfuir les oiseaux ^ Le^ courtisans et les maîtresses.
Et s'il vient quelque créancier ?
VAUDEVILLE. i3
Tu l'enverras promener,