SCÈNE II LES MÊMES, SCAURUS, SOLDATS
Voici mon vieux Scaurus qui vient me gourmander.
SCAURUS
Non, je te trouve prêt, c'est bien. Sans plus tarder, Va rejoindre, là-bas, tes joyeuses cohortes. Elles chantent gaiement, et l'espoir les rend fortes. On t'acclame, on t'adore, et, si nous sommes prompts, Quels que soient les soldats d'Octave, nous vaincroBs.
AxNTOINE
Oui, nous vaincrons, j'en ai l'espérance fervente. Octave croit enfin nous abattre ; il se vante. Il savait bien, le malheureux, qu'en m'offensant Il s'exposait aux coups de ce bras tout puissant. Ma main va le saisir, et, quand je tiens ma proie, Je ne la laisse pas s'enfuir, mais je la broie.