‹ Cléopatre; tragédie en cinq actes, en vers (volume 2)Chapitre 13 sur 46 · GLEOMTRE · texte numérisé non relu

GLEOMTRE

.N'est-il pas quelques Heurs, quelque oublieuse essence Qui nous fasse dormir tout le temps d'une absence ? Ah ! tu ne m'aimes plus ! Et tu veux me quitter?

ANTOINE

Si j'envoyais au port?

cléopâtre, à Fentidius.

Tu vois qu'il peut rester.

Je vois qu'il est pressé de reprendre sa chaîne. Je n'espère qu'en toi, sois généreuse, ô reine ! Sans lui tout est danger... Toi-même sauve-nous.

Bas à Antoine.

Viens, viens, l'esclave est là; tu n'es donc plus jaloux?

antoine, à part.

L'esclave !... ce seul mot a réveillé ma rage. {Haut.) Adieu donc... dans deux jours...

Qu'il me faut de courage ! . . .

Voyant la tristesse de Cléopâtre, Antoine est au moment de revenir vers elle, Fentidius Ventraîne violemment. Diomède, les officiers et serviteurs sortent. Cléopâtre suit des yeux Antoine d'un air désolé ; dès qu'il est parti, elle relève la tête.

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