GLEOMTRE
.N'est-il pas quelques Heurs, quelque oublieuse essence Qui nous fasse dormir tout le temps d'une absence ? Ah ! tu ne m'aimes plus ! Et tu veux me quitter?
ANTOINE
Si j'envoyais au port?
cléopâtre, à Fentidius.
Tu vois qu'il peut rester.
Je vois qu'il est pressé de reprendre sa chaîne. Je n'espère qu'en toi, sois généreuse, ô reine ! Sans lui tout est danger... Toi-même sauve-nous.
Bas à Antoine.
Viens, viens, l'esclave est là; tu n'es donc plus jaloux?
antoine, à part.
L'esclave !... ce seul mot a réveillé ma rage. {Haut.) Adieu donc... dans deux jours...
Qu'il me faut de courage ! . . .
Voyant la tristesse de Cléopâtre, Antoine est au moment de revenir vers elle, Fentidius Ventraîne violemment. Diomède, les officiers et serviteurs sortent. Cléopâtre suit des yeux Antoine d'un air désolé ; dès qu'il est parti, elle relève la tête.