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iras, conduisant /" reine au bout de la terra Viens, d'ici tes regards le suivront plus longtemps. Voilà les grands vaisseaux aux pavillons flottants... Et la barque d' Antoine !... Elle commence à poindre I l'horizon brumeux... elle va les rejoindre.
1 1 1 opatrk, regardant la rade.
Oui, le voilà qui moud' à bord d'un des vaisseaux... On dirail que la proue a sillonné les eaux... Que, libre tout a coup, la voile se déploie, Qu'elle s'enfle el s'agite... Ohl mou cœur est en proie \u plus affreux soupçon, au plus affreux tourment.
IRAS
Ne crains rien, mis le porl ilsvoguenl doucement. L'Esclave traversele théâtre arec wn arc à la main.
Ecoule... un pas turtii a glissé sur le marbre.
IRAS
Non, c'esl le venl du soir qui vole d'arbre en arbre.
On vient de ee eôMé.
CHARMION
Je n'ai rien entendu.
Là... ne voyez-vous pas l'ombre d'un arc tendu? Sur le mur, près du sphynx...
Une (lèche rient tomber aux pieds de la reine. Une flèche !... Mes femmes !
César, je reconnais tes serviteurs infâmes. Cet archer t'appartient, sa flèche était pour moi.
charmion, ramassant la flèche, dont le bois est enveloppé d'une feuille de papyrus.
Un billet...
Ce n'est rien... je ris de mon effroi. Mais comment ce message a-t-il trompé ma garde? Donne, je vais l'ouvrit.
m a ko pat m:.
CHARMION
Non, ce soin me regarde.
(Lisant.) « Reine. Antoine te trompe et tu l'attends en vain. cléopatre, prenant le billet.
» Esclave indigne, il veut briser ton joug divin.
» Sa vieille ambition, est enfin assouvie ;
» Il s'unit à César, il épouse Octavie.
» Pardonne à qui t'apprend ce perfide traité,
» A la reine d'Egypte on doit la vérité. »
La sœur de César!... oui... le mystère s'explique.
Il évita l'éclat d'une fête publique.
Dans mon propre palais entré furtivement,
Il s'y tenait caché sous un déguisement.
Il venait racheter son âme prisonnière,
Livrer à son amour cette lutte dernière.
Oui, pour mieux s'éprouver, il a voulu me voir.
Et, content de sa force, il retourne au devoir.
Mais avec quelle audace et quelle perfidie
Il exaltait encor son ardeur refroidie !
Faussement indécis, faussement attristé,
Qu'il jouait la faiblesse avec simplicité ! Comme il reste toujours fidèle à sa nature !
Toujours doublement fort d'une double imposture,
Humble et fier, blanc et noir, histrion où héros,
Pleurant, pleurant César, en flattant ses bourreaux !
Oh ! je le reconnais et c'est bien le même homme.
Qui vola la maison du grand Pompée a Rome,
Qui, lâche, a fait périr Cicéron lâchement,
Et petit, misérable en son ressentiment,
Répliquant par la mort au flux d'une harangue.
Jusqu'au fond de la gorge a châtié la langue !
0 honte!... et l'on osa croire que je l'aimais!
Moi l'aimer comme un jour j'aimai César... jamais !
Non, je ne l'aime pas... Et que dis-je, insensée?
Quand je me sens mourir a la seule pensée
Qu'il vient de m'échapper, qu'une autre a son amour,
Et que pour elle il veut me quitter sans retour!
Une antre!... Est-il donc vrai? Folle, insolente audace,