‹ Cléopatre; tragédie en cinq actes, en vers (volume 2)Chapitre 46 sur 46 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

Elle laisse à César la riche Alexandrie,

Et va sur d'autres bords chercher d'autre^ sujets

Au seul mot d'Actium il se cache le front.

De sinistres présages Lui disaient cependant que jaloux, irrités, Les dieux ne viendraient point combattre à ses côtés.

Ma mère, il m'en souvient, j'étais encore enfant.

Antoine après la mort de son père, fut élevé par sa mère Julie, de la maison de César, qui ne le cédait à aucune Romaine de son temps en sagesse et en vertu.

Plutarque, Fie d'Antoine.

La mer ne nous vaut rien, la terre est notre amie.

Un chef de bandes d'infanterie, qui avait combattu plusieurs fois sous les ordres d'Antoine, et dont le corps était criblé de blessures, le voyant passer, lui dit d'une voix douloureuse : Eh ! mon général, pourquoi vous défiant de ces blessures et de cette épée, mettez-vous vos espérances dans un bois pourri ? Laissez les hommes d'Egypte et dePhénicie combattre sur mer, et donneznous la terre, sur laquelle accoutumés, a tenir ferme, nous savons ou vaincre ou mourir.

Plutarque, idem.

Ah ! cela me fait mal de vous voir tous fidèles.

Les soldats, qui désiraient fort son retour, et qui s'attendaient à chaque instant à le voir reparaître, montrèrent tant do fidélité et de courage, qu'après môme qu'ils ne purent plus douter do sa fuite, ils restèrent sept jours sans se séparer, n'ayant aucun égard aux ambassades que César leur envoyait pour les attirer à son parti.

Plutarque, idem.

lmp. Oondoy-Onprë, rue St-L,o«is, 46, an Marais,

PQ Girardin, Delphine (Gay) de

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