ACTE II, SCÈNE V
Tant de peuples soumis au joug des Ptolémées ,
Et le triple bandeau d'un front déifié ,
Pour soutenir ses droits j'ai tout sacrifié;
Il a préparé seul ma ruine prochaine ;
Et lorsqu'à mes malheurs l'honneur même l'enchaîne.
Vos complots
ANTOINE, panant entre CJéop&tre et OcUvie.
Arrêtez et respectez son deuil ; Vous avez fait ma honte, elle fait mon orgueil ; Esclave de sa gloire y à son pays fidèle , Les femmes que dans Rome elle a pris pour modèle , Lui fesant un courage au-dessus du malheur , Ont gravé sur son front la fierté de son cœur.
(A Octavie. )
Oui, tant que la vertu conservera son temple, Aux plus saints devoûmens tu serviras d'exemple ; Je puis être coupable envers Rome, envers toi. Mais nul ne doit oser t'outrager devant moi.
Ah, Dieux!
ANTCMNE.
Viens , suis mes pas , fuyons ton eni^mie ; Je rougis de moi-même et suis fier d'Octavie.
• (11 l'entraîne.)