CHAPITRE
L'étude de la chaleur de l'atmosphère doit suivre immédiatement celle de sa composition; elle a, en effet, une influence puissante sur l'organisme, et elle domine, par son importance, tous les autres éléments climatériques.
Température de l'atmosphère. — Le Solcil CSt la principale
cause de la chaleur sur la surface du globe et dans l'atmosphère qui l'entoure; la quantité de calorique qui émane de la lune, des étoiles et des entrailles de la terre est relativement minime. L'air s'échaufîe : 1° par la radiation directe du soleil; 2" par le rayonnement ou plutôt par la réverbération de la terre; 3° par la communication directe avec la terre ; 4° parles courants.
1° Radiation directe. — La radiation directe ne fournit qu'une des plus faibles parties de la chaleur, parce que l'air se laisse pénétrer par les rayons du soleil et ne peut retenir une partie de leur chaleur que grâce à la vapeur d'eau ; cette portion de chaleur est moindre dans les couches atmosphéri ques supérieures, où la vapeur d'eau est rare, et plus considérable dans les couches inférieures où la vapeur d'eau est plus abondante; la quantité de chaleur ainsi retenue varie donc suivant les proportions de la vapeur d'eau. Les rayonnements de la chaleur ne sont pas dirigés par le vent.
2" Réflexion. — La réflexion des rayons qui ont frappé la surface de la terre dépend de la nature des surfaces, ou solides ou liquides. Une portion de la chaleur qui n'a pas été'
absorbée au passage, et qui varie selon la nature de la surface qu'elle atteint, est aussitôt renvoyée et retourne dans l'air et dans l'espace; une autre portion est absorbée par le sol qui la retient plus ou moins longtemps; elle s'en échappe à nouveau (du moins en grande partie) et rayonne dans l'atmosphère. Ces rayons moins chauds sont absorbés plus ou moins complètement par l'atmosphère, surtout dans ses couches inférieures, plus denses et plus humides. Nous reviendrons plus tard sur l'influence qu'exerce la nature solide ou liquide de la surface de la terre sur l'absorption et la réflexion de la chaleur.
3° Communication directe. — La terre, comme corps plus chaud, communique une partie de la chaleur qu'elle a reçue à la couche d'air avec laquelle elle est en contact immédiat; la couche d'air ainsi échauffée se dilate et s'élève ; une couche d'air plus froid et plus lourd vient reprendre sa place, et de cette façon une grande quantité d'air s'échauffe insensiblement. L'ascension de l'air plus chaud et la descente de l'air plus froid nous amène cà parler des courants atmosphériques.
4" Le courant. — Le courant est un des phénomènes les plus importants de la masse atmosphérique ; par lui les changements atmosphériques qui ont lieu sur un certain point se trouvent transportés sur d'autres points très éloignés. Nous nous bornons ici à parler de la répartition de la chaleur, mais il est clair que les couches inférieures de l'air, échauffées et dilatées, non seulement par communication directe, mais encore par la réverbération, montent et contribuent ainsi à échauffer les couches atmosphériques supérieures. Par l'intermédiaire des courants atmosphériques, que nous connaissons sons le nom de vents, les couches d'air échautîées sur les points les plus éloignés, à l'équateurpar exemple, sont portées vers les pôles et constituent un des principaux facteurs de la répartition de la chaleur dans la masse atmosphérique.
Wf.biîb. — Climatothérapie. 2