‹ Clinique chirurgicale (volume 3)Chapitre 21 sur 46 · OU DÉPOSÉES DANS LE TISSU DU DERME OU CELLULAIRE SOUS-CUTANÉ · texte numérisé non relu

OU DÉPOSÉES DANS LE TISSU DU DERME OU CELLULAIRE SOUS-CUTANÉ

AU MOYEN D'UNE SOLUTION DE CONTINUITÉ À CES PARTIES. RS : re ’

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Pour donner un nouveau degré d’évidence aux principes que nous avons exposés dans les mémoires précédens, nous allons retracer ici une notice que nous avons publiée en 1829, sur.les effets, dans l’économie, de certaines substances végétales vénéneuses, dont le résultat, pour quelques unes d’entr'elles, a été le même que celui qu'a offert le choléra asiatique; et ce résultat, dans presque tous les cas, a été également précédé des mêmes circonstances. Aussi sommes-nous porté à croire que cette dernière maladie {le choléra) reconnait pour cause essentielle un, principe vénéneux épidémique répandu dans l'air, que des vents du nord-est, accompagnés de brouillards qu'on a justement comparés à la fumée du charbon de pierre, ont

/ INTRODUITES DANS L'ESTOMAC: À (7 fait principalement développer à Paris, dans les derniers jours de mars 1832. Notre opinion, à cet égard, nous semble d'autant plus probable, 19. que le choléra-morbus a plus particulièrement frappé les individus qui s’abreuvent de mauvaises liqueurs alcooliques, qui se nourrissent de mauvais alimeus férmentescibles et qui croupissent dans la malpropreté ét la misère; 2°. qu'il n’a pas même épargné les personnes aisées, sujettes à des intempérances analogues, ou qui se sont exposées plus ou moins longtemps aux effets des vicissitudes atmosphériques ou de travaux pénibles de corps ou d'esprit.

Aumilieu dés événemens qui nous arrivèrent

à Madrid dent notre première campagne

d’Espagne, en 1808, nous éprouvämes un accident funeste-provenant de l'usage de vins so: phistiquésipris dans différens cabarets de la ville; mais comme la publicité de cet accidentiaurait pü'jeter la-consternation dans l’armée et :compromettre la sûreté des habitans de cette ville, jéme contentai de solliciter du gouverneur gé-

mnéral (1);:sans lui en exposer le véritable motif,

un-ordre:;du jour qui défendit aux militaires d'entrer dans les cabarets de la cité, sous peine

de punition sévère, et aux portiers des hôpitaux

(1) Be comte Belhiard. : 17:77: DEL IV. + 7

98 SUBSTANGES VÉNÉNEUSES VÉGÉTALES d'y laisser entrer aucuñe espèce de vins sans la era expresse des: officiers des santé en chefzc “sie fuciugf sidisas anoa fu

oToal : 1 cho vins. se bonne: tés dont les magasins étaient: entretenus par les caves des-particuliers,, se faisant d’ailleurs régu-" lièrement.ét étant suffisante aux besoins des soldats; laanesure; proposée eut; en péu detemps;à peuprès tout l'effet qu'on pouvait en attendre,

: Avant de parler de cet accident ; maladiesasséz singulière que. je-qualifierai, du mom:d'ataxie soporeuse, je dois: faire: observer:.qu’à Madrid, comme: dans toutes:les, grañdes villes’,.les:ivins sont frelatés de: diverses manières; maisteomime je las dit dans mon:mémoire:sür:la: coliqueténdémique de cette: ville, les vins , d’Espagne contenant beaucoup -de substances:gemmeusés sucrées tournent difficilement:à d’aigre:; Ainsi, au lieu d'y mettre-de'la lithiarge comme cela se pratique en France ;on y ajoute de d’eat et diffé: rentes substances narcotiqués :plus ou}-moins excitantes et propres à conserver) à chaque-espécerde vin le goût.et la/forcé -qu'il { posséde lorsqu'ilrest pur et: naturel: Jesn’ai-pu «parvenir à connaitre la nature de:toutes-ées-sübstances; mais je sais que. les prmens et:lelaurier-cerise en faisaient partie, comme me l’ont.assuré des personnes du pays dignes de foi. Les.Espagnols

sont habitués 'à ces sortes de vins et en sont rarement.incommodés. (1); d'ailleurs, ils les boivent avec de l’eau et en fumant leurs cigares; la fumée, du tabac qu'ils avaient avec le vin, en excitant l'estomac et le tube intestinal provoque des évacuations alvines qui entrainent assez vite . ces boissons. Mais nos Français, qui buvaient ces vins sans précaution el sans mélange d’eau n’en ont pu supporter les effets; aussi presque tous ceux qui en: ont fait usage eu plus ou moins grande, quantité en ont-ils été malades, quelques uns ménieen-sont morts. Les preriéres victimes furent quatre fusiliers de notre garde, qui périrent, presque tout à Coup et successivement dans leur.caserne, car on n'eut pas le temps. de les porter. à l'hôpital; à peine même furent-ils vus par le chirurgien du corps, qui ne put.être averti qu'au, dernier moment. D'apres le rapport de cet.officier de santé, M.lé docteur Cain, ilsavaient.offert avant lamorttous lessymptômes d'un empoisonnement .narcotique, semblable à ceux! qu'il observa depuis avec nous dans l’hôpital sur plusieurs sujets qui y avaient été succes: sivernent envoyés.-Le premier que nous yavions -

é 4 PEN T 2 (1) En Égypte, les Musulmans prennent des sorbets préparés avec l’opium; les Chinois fument cette dernière subs-

tance, comme les Européens fument le tabac.

100 SUBSTANCES VÉNÉNEUSES VÉGÉTALES reçu était un soldat du train d'artillerie, lequel tomba sans connaissance en entrant dans la caserne après avoir bu dans un cabaret, quelques momens auparavant, un quartillon ( demi-litre environ) de vin "a uge; on l'avait immédiatement transporté à l'hôpital, et je l'y avais vu presqu'aussitôt à ma visite du matin. Il était encore sans connaissance et dans un état d’assoupissement léthargique; les yeux étaient ouverts, immobiles et privés des facultés visuelles; les mâchoires serrées; les lèvres bleuâtres et les extrémités froides; la respiration était laborieuse et accompagnée d’un léger râle, le pouls à peu près dans l’état naturel, et il y avait eu déjection involontaire de l’urine et des éxcrémens. Les membres étaient souples et comme paralysés. à

J'ordonnai d'abord l'application: de ventouses sèches ét scarifiées sur les hypocondres; des lotions alcalisées sur toute l'habitude du corps; dés boissons émétisées, rafraichissantes et mucilagineuses ; des potions éthéréés et des lavemens stimulans. : |

L'emploi :de ces médicamens ne produisit aucun changement sensible dans l’état du malade; après les douze premières heures, la déglutition ne se faisait déjà plus, et les dents

étaient enclavées. Nous voulümes serrer les nak |

INTRODUITES DANS L'ESTOMAC: : Of rines pour faire écarter les mächoires, mais le malade entrait aussitôt dans des convulsions violentes : les yeux roulaient dans leur orbite, le visage se colorait, la respiration était précipitée, le pouls agité et convulsif. Il y aurait eu du danger à prolonger trop long-temps cette épreuve ; je ne la répétai plus. Je me servis d’un levier d’ébène pour écarter les mâchoires et faire passer les boissons. J’ordonnai l’application de deux larges vésicatoires aux bras et aux jambes, et l’on continua l'usage des potions éthérées, des boissons mucilagineuses et des lavemens savonneux.

Le malade resta dans cet état jusqu'au lendemain ; à cette époque, le pouls parut se relever, les yeux s’ouvraient et se refermaient tour à tour en suivant les mouvemens des objets extérieurs, la respiration était moins génée, les déjections involontaires n’avaient plus lieu, les membres exécutaient quelques mouvemens, et le malade reprit enfin par degrés l’usage de ses sens et de ses facultés intellectuelles.

Les premiers mots qu'il prononça à son réveil annonçaient une tristesse profonde, etil éprouvait encore un engourdissemeut douloureux dans toutes les parties, surtout une pesanteur insupportable à la tête, avec des vertiges presque continuels. La peau du visage était, entie-

102 SUBSTANCES VÉNÉNEUSES VÉGÉTALES rement décolorée, le pouls accéléré et très petit; la Jangue avait une teinte bleuâtre. On ‘avait cottinué jusqu’alôrs lusage des mêémiés médicamens, à quelques modifications pres. ‘

Le rétablissement instantané des fonctions de la vie animale avait produit un bien-être apparent ; mais“ à cet état succéda bientôt une prostration presque totale des forces de là vie intérieure : le pouis devint vermiculaire, la réspiration plus laborieuse ; des palpitations convulsives se firent sentir dans la région précordiale; la’ langue devint noirâtre, les dents fuligineuses et la chaleur de la peau presque nulle, surtout aux extrémités. Le peu d'urine qui se sécrétait était retenu dans la vessie par l'état de paralysie du corps de cet organe. Les gaz et les matières stercorales étaient égalemént retenus dans les intestins. Le bas-ventre se météorisa, et le malade entra dans une anxiété extrême et dans des angoisses alarmantes. Je m’empressai de lui faire prendre du bon quinquina loxa dans du vin généreux éthéré; J'ordonnai des embrocations de vinaigre camphré sur toute l’habitude du corps, et successivement de teinture de cantharides camphrée, l’application de vésicatoires sur les hypotondres et'les cuisses , et des lavemens stimulans et antiseptiques:

: + ANTRODUITES! DANS: L'ESTOMAG: IE LOS

Le16 juin,troisième jour de lentrée :duimalade à l'hôpital, la prostrationétait extrême ;le pouls présqu'insensible; Ja chaleur'et lx sensibilité.de la peau: étaient totalement étéintes ;'les vésicatoires n'avaient produit aucuns effet; Ja respiration était courte: et» difficile; le :véntre tendu.et. résonnant comme dans la tympanite.

Dans ce daniger, imminent, que le malade reconnaissait tres bien, les fonctions de la vie de relation, ‘quoique singulièrement. affaiblies , continuaient-encore de :s’exécuter: Enfin cet infortuüné expira dans la nuit'du:17 au18 juan. Désile lendemain au soir, je iprocédai à louverture du cadavre : la putréfaction s'était déjà développée; tout-le corps était enflé, la face tuméfiée et noirâtre; les paupières supérieures étaient boursouflées; la langue, était épaisse et brune; les membranes du cerveau:et ses vais seaux étaient gorgés d’un sang noir et coagulé; la substance médallaire présentait une consistance ferme et de couleur gris foncé. Les poumons étaient décolorés, affaissés ou “flétris:, vides.de sang «et d'air, La ‘trachée-artère ne conténait qu'une très petite quantité: d'humeur bruneet écumeuse;ile-péricarde contenait peu de $érosité. Les quatre cavités du cœur étaient remplies de concrétions lymphatiques de couleur citrine, recouvertes, à l'extérieur; d’une couche de:sang

noir et coagulé; ces concrétions se prolongeaient au loin par des pédicules continus dans les troncs des artères et des grosses veines. L’intérieur du cœur et des artères ne présentait pas la moindre trace d'inflammation. Le bas-ventre était ballonné : des gaz interposés entre les viscères et les parois de Pabdomen s’échappèrent à instant de la première incision. Les épiploons étaient flétris et de couleur jaunâtre, le foie gorgé de sang-noir, la rate peu volumineuse, l'estomac et les intestins remplis de gaz; il y avait aussi dans l'estomac quelque matière liquide. La membrane muqueuse était d’un gris terne ou jaunâtre, selon l'espèce ,d’intestin ; il n’y avait, du reste, aucun signe d'inflammation. Li il |

- Cet accident, qui avait été précédé des'quatre autres dont nous avons fait mention, et de plusieurs semblables survenus chez les soldats de la ligne, me porta à faire des recherches et des expériences qui pussent me mettre à portée d’en reconnatre la cause. Je fis prendre au hasard, chez différens cabaretiers, plusieurs bouteilles de vin, et je priai M. le pharmacien en chef Laubert d'en faire l'analyse. Ce chimiste ayant reconnu, comme nous l'avons déjà dit, une assez grande quantité de substances narcotiques dans les extraits de ces vins soumis à

l’'évaporation, nous en fimes avaler un scrupule à un chat de quatre à cinq mois, et une égale quantité à un gros carhn. Le premier animal mourut quelques heures après dans l’assoupissement léthargique, et le chien resta vingtquatre heures dans un profond sommeil. L'ouverture du petit animal nous offrit les mêmes phénomènes que celle du cadavre dont nous venons de présenter l’autopsie.

Pour compléter notre expérience , nous fimes avaler un demi-gros d’extrait d’aconit (aconitum napellus) à un chien épagneul de moyenne taille et. adulte, qu’on avait eu le soin d’enfermer dans une chambre : il s’assoupit peu de momens après, puis s'éveilla en sursaut, jeta quelques cris , grinça des dents, s’agita en tous sens, éprouva des mouverens convulsifs, et tomba dans l’assoupissement léthargique, interrompu, à des distances plus ou moins éloignées, par des soubresauts dans les membres.

Le-lendemain matin, nous le trouvâmes mort et raide, les membres étendus, les mächoires serrées et le ventre ballonné.

L'ouverture de cet animal nous présenta les vaisseaux du cerveau gorgés de sang noir et coagulé; les substances de cet organe, colorées et d'une consistance plus ferme que dans l’état naturel; les poumons affaiblis, d’un gris terne,

106 SUBSTANCES: VÉNÉNEUSES VÉGÉTALES vides dairiet de’ sang Les cavités gauches ‘du cœur étaient remplies d’un sang noir et presque concret; les cavités droites, au contraire, en contenaient fort peu. Les intestins étaient boursouflés et d'unrouge verdâtre à l’extérieursla membrane muqueuse de l'estomacétait crispée, de couleur brune, et se détachait par lambeaux, la vessie: était pleine d’une urine-de; couleur brune et donnant'une odeur tétide:: #5 #10 “Peu de joursaprès, un deuxième soldat:de la Garde entra à l'hôpital, présentant les mêmes symptômes que.le premier, c'est à dire suspension totale des fonctionside la vie animale , sans interruption de celles de la vie intérieure ,'qui étaient cependant affaiblies. Nous employämes inutilement tous: les moyens que nous Avions mis en usage pour le soldat du train d'artillerie. Je crus même devoir ouvrir, dans les premiers momens, l'une des veines jugulaires : cette ‘saignée ne nous fournit qu’une très petite quantité de sang trés noir: et déjà coagulé. Les symptômes de l’ataxie soporeuse allérent en augmentant, et le malade mourut le deuxième jouride son: entrée:à Fhépital, ‘trente:six heures ‘après avoir bu quelques verres-de vin dans'un on pi ‘avec un de ses camarades: ©: 11 ue 49238 “Le degré ‘avancédet Dita dans usb se trouva le corps de ce malheureux le lende-

L INFRODUITES DANS L'ESTOMAC. * Tr07 main matin j'quatre heures'après sa mort , et la chaleur excessive de là saison, mous Re rent d'en faire l'ouverture! #41 74

Un troisiéme soldat nous’ fut 4âpporté'de fa caserne , douze henres aprés l’invasion:d’ù ne’pareillé maladie. I'était plongé dans ‘un assoupissement profond : il avait lés membres froids, les mâchoires fortement serréés , le’ pouls régulier, petit, mais la’ respiratiôn assez libre. Il y avait eu déjections involontaires de l'urine et des matières alvines. Après douze ou quinzé heures de stupeur et d’assoupissement, il se déclara des mouvemens convulsifs et des symptômes de fièvre. Le bas-ventre se météorisa et il se manifesta presqu'aussitôt des taches noirâtres sur les flancs ét’ Ja région dorsale. Les fonctions de la viede ER tion restèrent suspendues et le malade mourut dans les quarante-huit heures. La putréfaction ne fut pas aussi tapide que cliez le dernier : aussi pûmes-nous faire l'ouverture du cadavre, qui nous donna à AU les mêmes résultats que celle dont nous avons parlé en premier heu. |

Un quatrième Soldat du corps des grenadiers à cheval fut ‘également transporté ‘à l'Hôpital dans un état e torpeur et d'assoupissement profond. il avait perdu l'usage de tous ses sens; les mouvemens et une partie du sèntiment ex té-

108 SUBSTANCES VÉNÉNEUSES VÉGÉTALES rieur étaient éteints; un froid glacial se faisait sentir aux extrémités. Le pouls était dans l’état naturel; la respiration n’était point dérangée. Il y avait eu émission involontaire de l'urine, mais le bas-ventre n’offrait rien de fâcheux. Nous employämes de suite les boissons mucilagineuses adoucissantes, légèrement alcalisées ; les frictions sèches alcalinés sur l'habitude du corps ; un grand nombre de ventouses:scarifiées au bas-ventre, à la poitrine et à la nuque; les sinapismes aux pieds et des lavemenssavonneux. Nous fümes assez heureux cette fois, après plusieurs heures de soins, pour rétablir le jeu dans les fonctions de la vie encéphalique ; maïs à mesure que ces facultés se reproduisaient celles de la vie organique s’altéraient sensiblen n fièvre s’alluma par degrés, la respiratié à devint laborieuse ; un flux dysentérique se MEL. : le malade éprouvait des douleurs sourdes très incommodes dans le bas-ventre, surtout à la région ombilicale. Une tristesse accablante s’empara de lui; il poussait des cris plaintifs et. versait fréquemment des larmes : il répondait néanmoins catégoriquement à toutes les questions qu'on‘lui faisait; il nous dit quil était tombé dans l'ivresse après avoir. bu dans un cabaret une seule demi - bouteille de vin. Nous ajoutâmes, aux boissons ordinaires du malade, l’u-

INTRODUITES DANS L’ESTOMAC. 109 sage du camphre et du quinquina loxa éthéré, dont la dose fut augmentée graduellement. Je lui fis appliquer des vésicatoires aux jambes , et je lui fis faire, sur le bas-ventre, des embrocations de vinaigre chaud fortement camphré.

À l’aide de ces moyens et des soins assidus qui lui furent prodigués ; ce militaire fut rendu à la vie; mais sa convalescence fut longue et pénible, et il eut long - temps les jambes faibles et les mains tremblantes. |

Un chasseur à cheval, grièvement blessé à l'épaule , et un sous - officier de la gendarmerie d'élite, qui avait subi l’amputation du bras, le premier étant en voie de guérison et le dernier en très bon état, périrent du même accident, ‘après a avoir bu d'un prétendu vin d’Alicante

un infirmier leur avait acheté dans l’un des

| cabarets € e-la ville. Quelques moyens que nous ayons employés, il ne nous fut 'pas Lab de les sauver.

L'ouverture de leurs cadavres nous donna, à quelques différences près, les mêmes résultats que ceux observés. Chez le chasseur, qui avait bu une assez grande quantité de vin, le ventre se ballonna à un point extraordinaire, et il se déclara .au moment de la mort, sur plusieurs parties de Fhabitude du corps, des taches gangreneuses plus ou moins étendues.

Jene me, permeitrai aucune, réflexion sur-la manière d'agir des causes qui ont amené ces divers, accidens ; mais.il.m'a paru évident qu'elles attaquaient.directement.les nerfs de Ja vie animale dont.elles,altéraient le {principe d'action; qu’elles absorbaieut Foxigène.du sang;et y faisaient: développer, par. la même raison, le..carbone en se coagulant : de. là. l'infection directe du cerveau et de ses dépendances, d’où/résultait l'extinction directe des fonctions de cet organe et successivement.de celles: de la vie,générale. :: L'absorption du principe vénéneux des.suh stances narcotiques, dans, l'estomac me parait se faire. de .deux.manières:, par, les, yeines: ou, les chylifères des membranes internes. de ce viscère, d'ou. elles, passent rapidement dans ‘tout Je: tème, sanguin ; etipar;iles. exirémités.ñ dela paire vague. ou,pieumo-gastriques: par EF IN transmettent, directement. au cerveau: et en, ef fet, je pense, comme l’a démontré dans un mé: moire, inédit le professeur Rossi, de l'Académie 98. Eye (1),.que.les nerfs sont les'conducteurs

“+ YA sh KVIh) 2 IVEET etlO, XU9S 99) (1) de professeur, | gt avoir fait une incision sur le cou

: LE La d un Rien bien portant , di a OMATERe la rage "2 lu=

troduisæht dans d'inuison td üne ‘portion encôre ‘fumante du nerf crural postérieur ou poplité d’ûn chat enragé, ‘ee qué pendant. l'existence’ de icet animal. ( Bulletin de: la: Société médicale, N°,36 , 18104) so 11 157

| HNPRODUIPES DANS L’ESTOMAC: A1!

de: tous! les principes vénéneux:ow délétères, dont! la volatilité est extrème. S'il, n'en était: pas ainsi, on expliqueräit difficilement les'morts promptes; celles qui surviennent par suité.de la morsure -des animaux enragés ; de! la: piquüre profonde de-qnelques reptiles, telle que celle du sérpetit à sonnettes,; du céraste.et dés: vipères des'pays chauds; demême que les morts subites que nous avons vues arriver chez des personnes qui :sé: portaient: bien, quelques, instanseavant d’avoir absorbé des miasmes pestilentiels ou-méphitiques: J'avais: eu cette idée depuis fortlongs temps; et-d'après la certitudéque J'avais acquise en Égypte, en voyant un grand nombre de pestiférés pendänt leur maladie et aprèsèur mort, ‘que le-systèm e gländulaire ,;; comme: l'ont! pensé tous les! auteurs jusqu’à Pinel: m'était point af- -fecté, j'en ai conclu que cette maladie siégeait et-portait ses principaux effets” sur le systépee nerveux (a),5 510 4 #LJUOSÉS 298788 -1Quoïqu'il en soit secbi manière d’ agir des narcotiques stontenant généralement des principes volatils) âcres, styptiques et.d’une odeur paticülière qui, d’après l'opinion mêmedes anciens; pénètrent sous forme de vapeurs dans: les pores des nerfs.-et y détruisent promptement la suh-

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