‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 53 sur 70 · LL : Mt · texte numérisé non relu

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476 | DE LA: RUPTURE ” inamovible l'espace de quatre-vingt jours. A cette * époque la soudure de l'os fracturé fut complète et si heureuse, qu'il n'y eut que deux ou trois lignes de raccourcissement dans le membre, et le malade fut en état de marcher sans bécnties avant la fin du sixième mois.

Peu d'années aprés la cure de ce vicillard, je fus appelé pour donnermes soins, de concert avec M. le docteur Paban, chirurgien-aide-major à ànotre Hôpital, à M: le baron de Klerwood , ex-officier supérieur de cavalerie , lequel s'était fracturé le col du fémur de la cuisse droite et les os du coude du

même côté. k

Après avoir pansé, d’après notre méthode, la fracture. des os de l'articulation désignée, nous appliquäâmes sur l'extrémité pelvienne fracturée l appareil inamovible décrit plus haut. A la levée de cetappareil, qui n'eut lieu que le soixante-unième jour, le membre nous a présenté sa forme et sa rectitude normales, avec environ deux lignes de raccourcissement, et la soudure nous a paru parfaite. Cet officier a pu marcher sans béquilles avant la fin du troisième mois, à compter du jour de la levée de l'appareil

* J’ajouterai ici le précis d’une observation curieuse sur une fracture composée de la jambe, avec une sorte d’arrachement du premier os du métatarse, Le mt, de cette observation est Je nommé Mary (Jean-J oseph) , âgé de 33 ans, l’un des soldats du régiment des hussards de la AtAÉ Ce cavalier, monté à poil sut son cheval, traversait au grand trot la cour de l'E cole : #

DU COL DU FÉMUR. . | rh

Militaire , sa caserne, le 1 1 juillet dernier , à six.ou sept heures du matin , lorsque le cheval, ayant manqué des HU L re *

s’abattit au bord d’un mens creusé dans le pavé , te

dans sa chute son cavalier, “dont le pied s'enclava entre É' resserrés du ruisseau, tandis que l’animal, après s’être brusque- : ment relevé, retomba sur la jambe du pied blessé de ce hussard, et la rompit en plusieurs fragmens. Le pied éprouva une telle tous sion , que le cavalier le crut arraché de sa jointure. Cet infor— tuné jeta des cris percans , et tomba presque aussitôt en syncope. Relevé au même instant par.ses compagnons, il fut apporté immédiatement à l'hôpital, où je le recus moi-même. Une fracture simple existait au tiers inférieur du tibia, et une double fracture aux deux extrémités du péroné. On observait de plus, à la plante du pied et vers la racine du gros culs une plaie transversale d'environ deux pouces de longueur, au centre de lsquelle se présentait. à nu la tête du premier os mé tatarsien. Sa direction perpendiculaire et sa mobilité » nous por= taient à croire qu'il était fracturé à sa partie moyenne ou vers sa base. Du reste, ce cas nous parut si grave, .que nous ayions jugé l’amputation du membre indispensable. Cependant ayant bien réfléchi sur l’état des parties, nous conçûmes l’espérance de pouvoir conserver la jambe et même le pied. Ayant pris cette dernière résolution, je commencai par débrider la plaie dans une ligne parallèle, du talon à la pointe du pied, pour mettre l’os luxé à découvert; mais au lieu d’une fracture , je le trouvai séparé à sa base de l’os cunéiforme. Les ligamens articulaires étant rompus et l’os renversé vers la sur face plantaire, j’achevai son extirpation en l’isolant des por- | tions tendineuses et charnues qui lui étaient encore adhérentes. Les bords de la plaie furent rapprochés et maintenus en con= tact au moyen d’un linge fenêtré enduit d’un onguent balsamique , et nous terminâmes le pansement par un: appareil approprié. Nous procédâmes ensuite à la réduction de la fracture composée de la jambe , que nous mîmes dans l’ Hi inamo Abe. Un mouvement fébrile traumatique s'étant déclaré le

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