‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 55 sur 70 · AAA AAA AAA A RAR AAA AAA AA AAA AA AAA MM AM MAMA AA · texte numérisé non relu

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AMPUTATIONS. nt:

L'AMPUTATION est l’une des opérations les plus graves et les plus importantes de la chirurgie. Elle consiste dans l’ablation , faite avec les instrumens convenables, d’un membre, d'une appendice ou de toute autre pa tie exubérante du corps vivant, dont la conservation peut compromettre l'existence de l'individu. Quelque cruëlle que soit cette opération, l’on ne doit pas craindre de la pratiquer, lorsqu'elle est bien reconnue indispensable,

Cette opération conserve sa dénomination propre lorsqu'elle est faite dans la continuité des membres, et elle est désignée sous le nom d’extirpation quand on la pratique dans leur contiguité ou dans les articles. Cette distinction est en effet utile pour tracer avec ordre les préceptes qu’on doit suivre dans l’exécution de chacune de ces uit deux espèces d'opérations. Dans l’un et l’autre Cas il faut savoir interpréter le véritable sens du sublime adage d’Asclépiade , cit, tuto et jucundè.

Sans avoir du reste égard à l’ordre de ces trois conditions, nous dirons que l’amputation d’un membre doit avoir pour résultat sa section perpendiculaire, dans un plan parfaitement parallèle,

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combiné de telle sorte que le‘bord circulaire soit interrompu par autant de coupes verticales qu'il existede points anguleux dans la portion du membre que l’on sépare Fu corps. Ces précautions sont: nécessaires pour que les parties molles puissent se rapprocher et se mettre en rapport avec les surfaces respectives des os sciés ou dénudés, et qu’elles puissent, successivement et sans obstacle, contracter-une adhésion mutuelle, afin d'opérer une bonne cicatrice. Pour favoriser ce travail de la cicatrisation , on doit d’abord couper la peau, bien qu’elle soit très-ex tensible, à une certaine distance au-dessous de la ligne out on doit diviser la couche superficielle des AUSCIES libres, et celle-ci au-dessous dé celle des muscles profonds et adhérens aux 05. Les artères du membre doivent être comprises, autant que possible, dans la section des muscles libres ou superficiels pour qu’elles soient accessibles à la ligature. Ces conditions supposent donc plusieurs temps dans l'opération, dont le manuel néanmoins peut être aussi prompt que si elle était pratiquée en un seul : il ne faut pour cela qu’un peu d'habitude. Cette méthode consiste à couper successivement les parties désignées par sections horizontales et parallèles, au lieu de contourner le membre avec le couteau , ainsi que le: font en général tous les praticiens. Nos sections séparées, horizontales, sont plus nettes, moins douloureuses, et l’on peut, avec plus deprécision, remplir les conditions que nous avons établies. .".

AMPUTATIONS.. ni ART

Quatre incisions, réunies par leurs angles , suffi sent pour couper la peau du pourtour du membre, et l'on en favorise la rétraction par la section perpendiculaire des fibres celluleuses qui la retiennent | aux parties subjacentes. La section verticale ‘et Sous-cutanée, faite avec la pointe de l'instrument, en renversant le bord de la peau, ainsi quela recommandent les autéurs, est nuisible et très-douloureuse,en cequ'elleintéresse les vaisseaux etles filets nerveux qui communiquent de l'épaisseur du membre à :cette enveloppe dermoide. Les aponévroses ne doivent point être comprises dans ces premières incisions ; elles doiventétre divisées avec les muscles superficiels. Enfin on arrive » par Coupes successives, aux os, qu’on isole du périoste avec le même couteau avant de les scier. Il résulte alors de cette opération un moignon à ‘cône ren-

versé. : |

Pour séparer un membre à l'une de ses articulations avec tous les avantages désirables, l’on doit tailler deux lambeaux, mais de manière à leur conserver, autant que possible, une quantité de peau suffisante pour que les bords puissent s’en réunir directement à l'époque de la cicatrice, eta

leur donner une telle forme, que, lorsqu'on lés met en contact, la plaie du moignon présente le même résultat que si elle avait été faite par une coupe circulaire. Si les lambeaux, au lieu d’être carrés , étaient anguleux, la circulation s’y ferait plus dif: icilement, ct la cicatrice de la plaie serait inégale : Ir, CR , 31

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et que leur adhésion se fasse dans la même direction. . | Pi id,

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de l'amputation, préceptes qui recevront dés mo-

difications dans la démonstration que nous ferons.

de cette opération pour chaque membre en parti- GHIEL ee til | sVHE.

Maintenant quels sont ceux qu'il faut établir pour le pansement de la plaie qui résulte de Famputation? Ce pansement sera relatif à l'état des parties. coupées. Lorsqu’elles sont saines et sans les moindres traces d'engorgement local, on peut en réunir les bords par première intention à l'aide de bandelettes agglutinatives, et quelquefois même

à l’aide de la suture entrecoupée, sur laquelle nous à Lai | ;

ferons plus tard les réflexions que cette petite opération conimande. Les effets de ces moyens d'union doiventêtre secondés par un appareil un peu compressif, une situation commode et relative à chaque membre amputé; mais comme il est rare que ce membre se trouve dans un état favorable à ce mode cle pansement, et que le plus court délai, dans le

Tels sont les préceptes généraux pour lemianuel

AMPUTATIONS. ; 483 cas d’une maladie aiguë qui nécessite r opération, laisse développer l'engorgement et les premiers Sy mptômes « de MAD RE , il serait dangereux de réunir immédiatement la plaie du MALE surtout si le sujet est irritable. |

Lorsqu'on pratique lamputation pour une maladie chronique, bien qu ‘elle soit faite dans la portion en apparence trés- -saine du membre, cette réunion immédiate n’est pas non plus indiquée, Flle fait constamment développer un travail d'inflammation plus ou moins grave, qui détruit souvent le succés de l'opération : ob l'expérience ne nous a fait vérifier que trop la vérité. de cette dernière assertion. Les remarques que j'ai faites dans les armées des puissances de l’Europe, ÿ compris celles d’ Angleterre, m'ont mis dans le cas de juger qué les amputations des membres y ont eu (toutes choses égales d’ ailleurs); moins de succès que dans nos armées : Jai cru pouvoir attribuer cette différence sensible autant au mode de pansement de la plaie de cette opération , lequel consiste chez presque toutes ces nations dans la réunion immédiate des bords de cette phie ; qu'à l'époque toujours tardive où cette opéra

1 Cette remarque s’applique à L'amputation, do pri FE pés de cancer chez la femme : lor sque la réunion immédiate des bords des plaies énormes qui résultent de cette opération ne peut se faire sans violence, il faut se donner de garde de la mettre en usage ; l’on se contentera de panser la plaie comme celle qui: résulte de l'amputation des membres, R

tion était pratiquée ( rarement était - elle faite dans les premières vingt-quatre heures de Taccident ; voyez mes Campagnes, surtout celle d’Egypte), tandis que nous nous sommes constamment bien trouvé du pansement que nous décrirons bientôt. Nous supposons que tous les vaisseaux de la plaie sont liés, ce qui demande plus de précautions qu'on ne pourrait le juger au premier abord, et c'est pour cette raison que nous allons nous permettre ici quelques réflexions à ce sujet.

1° La ligature des artères doit être immédiate et exécutée avec des pinces à disséquer, à branches un peu longues et à pointes mousses carrées, pour pouvoir embrasser, avec force et sans le déchirer, l'extrémité du vaisseau , quel que soit son calibre. Je me sers de ÉÉOet de fil, ciré à plat, simple, double ou triple, selon le calibre de l'artère; je ne fais qu'un seul nœud, et rarement deux pour les gros vaisseaux; je coupe ensuite les ligatures, réunies à langle le plus déclive de la plaie, à peu prés au niveau de ses bords, afin de prévenir leur tiraillement ou leur arrachement par uné cause quelconque: c’est ce qui serait arrivé fréquemment à l'armée, pendant le transport plus ou moins prolongé et pénible des blessés, si je n’avais pris cette précaution.

2° En faisant cette ligature, il faut, arts que possible, non-seulement éviter d'y ‘comprendre les cordons nerveux qui accompagnent les principales artères, et que le chirurgien anatomiste ne

AMPUTATIONS, 485 peut méconnaïtre (nous avons parlé des accidens qui peuvent résulter de cette méprise à l'article Téranos), mais il importe même aussi. d'éviter tous les filets de même nature, inconvénient difficile ou impossible à prévenir lorsqu'on se sert d'aiguilles pour lier les artéres, surtout celles qui rampent sur les os. C’est à la ligature de ces filets nerveux, que l'œil ne peut distinguer dans le fond d’une plaie saignante, que sont dus en:effet les accidens qu’on a, je pense, mal à propos attris bués à l’inflammation isolée des veines, qu'on ne peut presque jamais s’empêcher de comprendre dans la ligature des artères qu’elles accompagnent. Je suis loin de partager l'opinion des médecins anglais, qui, les premiers, nous ont présenté la phlébite comme un événement grave attribué à la ligature des veines. On a confondu, selon moi, avec l'inflammation de ces vaisseaux compris dans la ligature des artères, les effets de l irritation qui se trouve produite sir par. la ligature imprévue des filets nerveux dontnous avons parlé, surtout s'ils appartiennent au système des nerfs. de la vie organique, ainsi que par laréunion trop immédiate des bords de la plaie, qui résulte de l'amputation consécutive ,; dernier procédé généralement nuisible, comme nous l'avons démontré. ailleurs, Dans lesamputations de cuisse que j'ai pratiquées, je n’ai jamais manqué de lier, avec l'artère fémorale, la veine.ou les veines qui l'accompagnent ,

et copeñdant Jamais je n'ai vu aucune, altération :

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dans les troncs dé ces veines, ni atieun GE Loôi qui doivént caractériser la prétendue phiébite. Je les ai régalétient Map et à dééséin, dans les autres membres ; Sans qu'aucun des symptômes de cette. nialadie se. Fi offert. Plusiéurs fois. et à à différentes époques’ Jai mème eu l'occasion de pratiquer là ligature db gros vaisséaux Véineux, tels que la étuiäte. les branches principales, des OT la brackiiale, ‘été, pour des plaies avec hémorragie défäné noir, et dé cautériser lés veines yariqueuses; jéiais ijè n'ai Vu survenir le oindre des accidens attribués à léur inflammation isolée. Des. ulcères plus où moins profonds et chroniques, établis aux janbes ‘de certains individus, chez lesquels le systèrié Veineux est frappé, à divers degrés, de diathèése variqueuse, ne sont jamais accompagnés dé phlébite, quelque exc ätaht ou irritant que, soit le trditement. dé ces “ulcères. ‘Ils sé compliquent souvent d'érysipéte où d'afféction Sangréneuse , tiais ous n’Avons jamais vu TVinffaiimation de l'ulcère se propager isolément dans Îles veines supérieures du mémbré. Je pense que les adhé- : rences où V'épaississement dé leurs tuniques s /tenaiëñit moins à leur propre altération qu'à à la lésion 6u'à l’engorsement des parties environnantes, et souverit à C Pinflat dti où propre dès artères, , aécompagnent cés veines prétendues malades. “D'ailleurs, añatomiquément parlant, nous savons que les turiiques propre et celluleuse de ces vaisseaux sont Comiposées d'un the trés-mince ,

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