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OBSERVATION XXII

Ablation de la moitié droite delà langue avec l'éc raseur linéaire. Application des pinces sur les vaisseaux.

M. X.... quarante-deux ans, est opéré le 20 septembre 187é. Il porte au côté droit de la langue une ulcération qui s’est développée depuis un mois sur une ancienne plaque de psoriasis lingual et présente tous les caractères d’un épithélioma ulcéré.

Le malade étant chloroformisé, M. Péan attire la langue au dehors avec une pince à griffes et la perfore avec un petit trocart articulé en arrière du mal, puis, passant une chaîne d écraseur dans la canule du trocart, il enlève celui-ci et commence la section de la langue d’arrière en avant sur la Mgr e médiane. Le malade, qui est asthmatique, supportant mal lechlolofon >e, M. Péan se décide a achever l’opération le plus rapidement possible, sans chercher a prévenir complètement 1 écoulement sanguin. Plusieurs points de la section antéro-postérieure donnent alors du sang et sont saisis avec des pinces hémostatiques.

L’opération est ensuite rapidement terminée par la section transversale de la moitié droite de la langue en arrière de l’ulcération. Les artères de la surface divisée saignent abondamment, mais M. Péan parvient assez facilement a arrêter complètement l’hémorrhagie au moyen de quatre nouvelles pinces qui sont soutenues hors de la bouche par un pansement approprie, de laron à ne pas occasionner de tiraillements. Cinq de ces pinces fuient retirées par l’un de nous le lendemain matin à sept heures, dix-huit heures après l’opération. Les trois autres, qui comprimaient les

par prudence jusqu’au soir * eu res. Il n y eut pas trace es pinces ni dans les jours

et le malade pouvait au

^ • ü Pii HATIONS QUI SU PRATIQUENT SUR LU CUU.

Trachéotomies.

Pendant la trachéotomie chez l’enfant, et surtout chez l’adulte, la pei te de sang peut être assez abondante pour compliquer l’exé- < utioii des derniers temps de 1 opération. La compression est ici impossible, la ligature demanderait un temps précieux, et l’application de perchlorure de fer ne serait pas exemple de dangers (1); on trouvera donc un utile auxiliaire dans l’emploi des pinces hémostatiques, qui ont déjà rendu dans ces cas de nombreux services à M. Péan.

G..., receveur des contributions, entre à la maison de santé du docteur Plouvier pour une tumeur cancéreuse du larynx, dont les progrès rapides menaçaient de l’asphyxier. Appelé pour pratiquer la trachéotomie, le 17 avril 1 874, M. Péan, assisté de M. le docteur Fauvel et de M. Povet, interne des hôpitaux, incisa les téguments sur la ligne médiane, plaça quelques pinces sur les vaisseaux qui furent intéressés pendant les manœuvres nécessaires pour découvrir la trachée, et lit l’incision de cet organe. Le malade ne perdit pas du tout de sang ; cinq pinces restèrent en place après l’opération, trois furent enlevées pendant la nuit par M. Poyet, les deux autres lurent laissées jusqu’au lendemain. Cette opération prolongea de six mois la vie du malade.

(!) Vidal de Cassis; Trait, ile'path. ext., t. V.

(2) Comrnuniiiuée par M. l’uyet.

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