VII. — Opérations sur les organes génitaux. — Castrations
On sait qu’une grande divergence d’opinions règne parmi les chirurgiens sur la manière de pratiquer la section du cordon spermatique dans l’opération de la castration, les uns voulant qu’on lie le cordon en masse, les autres qu’on jette un fil sur chaque vaisseau séparément après la section. Quelques chirurgiens appliquent même l’écrasement linéaire à cette opération, et ne font pas de ligatures.
Le procédé employé par M. Péan dans les deux observations qui suivent est d’une grande simplicité, et n’expose pas, comme les autres, à voir le cordon remonter dans le canal inguinal, et y donner lieu à une hémorrhagie fort difficile à réprimer. 11 consiste à comprimer simplement le cordon, avant de le sectionner, avec deux pinces qu’on laisse appliquées pendant vingt- quatre ou quarante-huit heures (fig. 10). Si on le préfère, on peut les retirer immédiatement après la section, et saisir ensuite directement, avec une ou deux pinces les vaisseaux qui donnent. Chez les cinq malades auxquels nous avons vu pratiquer la castration, pendant l’année 1874, le premier procédé a toujours été employé comme plus expéditif, et a toujours été suivi de succès.