‹ Clinique chirurgicaleChapitre 55 sur 136 · DURÉE, MARCHE ET TERMINAISONS · texte numérisé non relu

DURÉE, MARCHE ET TERMINAISONS

La plupart des chirurgiens ont admis dans la coxalgie plusieurs périodes. Dzondi2 en reconnaît trois : l'une d'inflammation, la deuxième de suppuration, la troisième de fusement du pus. Avant lui, Boyer en reconnaissait deux : la première, étendue depuis le début jusqu'au moment où la tête de l'os abandonnait la cavité cotyloïde; la seconde, depuis le moment de la luxation jusqu'à la fin de la maladie. Mais Larrey8 fait observer, avec juste raison, que la luxation, non-seulement n'est point un phénomène nécessaire de la coxalgie, mais qu'elle ne survient presque jamais spontanément; que, par conséquent, il est impossible de baser sur elle la distinction de ses périodes; il fait remarquer, et cette remarque est d'une haute importance, par la consécration pratique qu'elle donne aux

1 Observ.

* Dzondi, Archi gén. de méd., deuxième sûric, t. IV, )>. 50'2. 8 Larrey, Clinique chirurg., p. 333.

expériences de M. Parise; il fait remarquer, dis-je, que le raccourcissement du membre dans la deuxième période est dû, non [tas comme on le croyait généralement, à la luxation du fémur, mais à la carie ou au passage subit hors de la cavitâ articulaire du fluide qui y élait contenu. Je m'étonne quecetti idée ait échappé à l'attention d'un savant aussi distingué qui M. Bonnet; je m'étonne surtout qu'un observateur de cel ordri ait pu imprimer qu'il n'avait jamais vu le raccourcissement succéder à l'allongemenL (il s'agit de modifications apparentes).

Quant à nous, nous reconnaîtrons à la coxalgie deux périodes : l'une qui s'étendra depuis le début jusqu'à la destruction ou la rupture delà cavité articulaire; la seconde, qui comprendra tous les phénomènes compris entre ce moment et la terminaison de la maladie.

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