DE LA COX UUK
Luxation du fémur sur la hanche., raccourcissement de cinq centimètres et demi. Aux ouvertures, fistules rendant un pus de mauvaise oatun , curie reconnue en sondant avec le stylet. Repos absolu, salsepareille, purgatifs, pansements simples et émollicnls. État stationnaire pendant trois mois, mais amélioration de la santé générale.
La tête du fémur se détache du col et sort par une des fistules.
Injections dans les trajets fistideux, avec dissolution faible de sulfate de cuivre; cicatrisation des fistules; trois mois après, formation d'une nouvelle articulation, marche avec des béquilles.
Deux ans après, le membre a repris presque toute sa force et sa motilité ; il marche sans béquilles et sans trop de fatigue.
Raccourcissement de cinq centimètres et demi, qu'on eût peut-être évité par l'extension, aussitôt après l'issue de la tête. Claudication.
Ons. XCVI. — Luxation spontanée du fémur, abcès à la hanche, réduction; guérison1. — Enfant de quatre ans: coxalgie depuis quinze mois, suppurant depuis huit mois; cicatrisation, mais douleurs vives.
Luxation en haut et en dehors ; raccourcissement de cinq centimètres et demi. Réduction par l'extension graduée; première extension très-douloureuse. Petit à petit les douleurs finissent par se dissiper. L'appareil en permanence reste pendant deux ans. Marche sans douleur, claudication faible; raccourcissement de quelques millimètres. Récidive de la coxalgie; même traitement. Guérison durable; très-peu de claudication; raccourcissement de douze millimètres.
Ons. XCVIl. — Coxalgie au premier degré; guérison. Autopsie -. — Une femme de chambre, vingt et un ans, entrée à la Charité au commencement de 1809, atteinte d'une maladie coxale du côté gauche.
L'allongement fut porté à vingt-sept millimètres, tout faisait craindre la luxation. On appliqua, en trois mois, au moins vingt vésicatoires.
On était bien loin de compter sur la réduction, quand, tout à coup, en moins d'un mois, l'allongement disparut, les douleurs diminuèrent, puis cessèrent. La fille sortit bientôt guérie.
Deux ans après, elle mourut d'une maladie étrangère. Les deux articulations coxo-fémorales, examinées, ne présentent pas la moindre différence.
Obs. XCVIII. — Coxalgie, pas d'allongement; guérie. Il reste un frottement rude'\ — Berthelot, âgé de soixante ans, ancien militaire et portefaix, éprouva, en 1859, tous les signes d'une inflammation de l'articulation
1 Harris, Gazette des hop., p. 550: I8ô9.
2 Lesauvage' Arch. gén. de méd., deuxième série, t. IX, p. 267. 7> Lesauvage, Arch. gi'n. de méd., deuxième série, I. IX, p. 277,
éoxo-fémorale ; pourtant il continua ses travaux. Ne pouvant, plus ni marcher ni faire aucun effort, il entra à l'hôpital de Caen en juillet 1855. Douleur \iw et exaspérée par les mouvements spontanés du membre, 411e le malade ne pouvait retenir. La percussion sur la plante du pied ou sur le talon était vivement sentie dans l'articulation; jamais il n'y eut élongation bien sensible du membre.
La maladie, déjà irès-elironii|iie, ne fut point influencée par l'emploi des antiphlogisticpies locaux et généraux, des vésicaloires, des moxas, etc. Cependant le malade finit par sortir de son lit. Les mouvements devinrent moins pénibles; mais, à mesure que l'amélioration augmentait, le malade reconnut dans l'articulation que le frottement des surfaces avait lieu avec une rudesse el mi bruit de plus en plus perceptible, et dont le caractère fut bien saisi par les médecins, qui purent constater ce mode avantageux de terminaison.
Obs. XC1X. — Coxalgie à la deuxième période; plan incliné; guérison l. — Une fille grande et forte, atteinte par récidive d'une hydarthrose de l'articulation coxo-fémorale gauche, entre à l'hôpital. Malgré un traitement énergique, les douleurs persistent et font craindre que la résolution ne soit pas complète.
La cuisse était restée fléchie sur le tronc, et la saillie du grand trochanter annonçait que la tête devait avoir en partie quitté la cavité cotyloïde.
L'appareil à extension continue, d'une application trop difficile chez une fille de grande taille, fut remplacé par le plan incliné. Dès le premier moment, les douleurs furent diminuées, et à peine elles furent perçues au bout de quelqi ics jours.
Cette position augmenta d'abord la douleur du genou, qui, bientôt après, disparut entièrement. La guérison aura lieu et promptement.