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TRAITEMENT GÉNÉRAL

Traitement général. — Nous avons admis, avec la plupart des observateurs, que la constitution congénitale ou acquise du sujet avait, sur le développement et la marche de la coxalgie, une grande influence; il est donc rationnel d'agir sur celle constitution, à l'aide des modificateurs généraux de l'organisme que nous fournit la thérapeutique. Malheureusment, il ne nous est pas toujours donné d'apprécier avec exactitude ces divers états morbides; et quand nous arrivons à les spécifier, la thérapeutique, souvent, nous fait faute pour les combattre. Nous n'exposerons pas avec détail les divers agents préconisés jadis ou de nos jours pour remplir cette première indication ; cela nous entraînerait trop loin dans le domaine de la thérapeutique générale; nous nous contenterons de signaler rapidement les principaux.

.Dans les cas rares où la syphilis est la cause première de l'affection, les mercuriaux seuls, ou aidés des espèces sudorifiques, suivis surtout de l'emploi des préparations iodurées, ont pu suffire à la guérison complète, alors même que la maladie était déjà parvenue à une période avancée. M. Bumbert1

1 Humbort. do Morloy, p. 108.

cite un exemple remarquable do guérison obtenue par la liqueur de Van Swieten, dans un cas grave, qui avait résisté pendant plusieurs années à tous les moyens.

Lorsque la maladie paraît liée au vice scrofuleux, on aura recours à l'élixir dePeyrilhe, au sirop deBelel, au sirop antiscorbutique, aux préparations de gentiane, d'iode surtout, à l'émétique pris journellement et à doses toujours croissantes, aux purgatifs répétés de temps en temps, aux frictions sèches, à l'usage de la flanelle sur la peau, au coucher, sur un matelas rempli de feuilles de fougère ou déplantes aromatiques, à un régime sec et nourrissant, au vin de Bordeaux. Dans ces circonstances, M. Négrier dit avoir obtenu des effets remarquables des préparations de feuilles de noyer.

Quand la cause rhumatismale est évidente, on peut, à l'exemple de M. Dzondi, diriger contre elle un traitement énergique; plonger les malades dans un bain à 28° Réaumur, dont on élève rapidement la température; faire boire en même temps une infusion sudorifique ; faire exécuter des frictions sur tout le corps, et principalement sur la partie malade, avec une étoffe de laine ; envelopper ensuite le patient dans une couverture de laine, et le transporter dans un lit pareillement garni de laine, et chauffé; les bains seront renouvelés tous les jours ou tous les deux jours, à moins que le premier n'exalte la douleur.

Dans le cas de vice dartreux, les préparations antimoniales, le soufre, les plantes crucifères et dépura lives, les eaux sulfureuses à l'intérieur et en bains, la diète blanche, pourront être employés utilement. Je passe sous silence les autres cachexies, contre lesquelles nous n'avons que des moyens moins puissants.

Il est cependant encore deux médications générales, dont je ne puis me dispenser de dire un mot; je veux parler de la médication par le mercure, et de la médication par la baryte.

1° Médication mercurielle. — Ce n'est plus ici comme antisyphilitique que le mercure est administré; mais bien comme modificateur général de l'organisme. Vanté outre mesure pan

O'Beirn, il a été trop déprécié par d'autres; la pratique de nos chirurgiens les plus célèbres prouve que son aclion puissante n'esl pas sans utilité, surtout dans la première période de la maladie.

T Médication par la baryte. — Exaltées par Crawford, les préparations de baryte semblaient destinées à guérir toutes les maladies articulaires. Plus tard, M. Pirondi, puis M. Lisfranc, l'ont préconisée comme un modificateur énergique; l'expérience n'a point confirmé les vertus de ce médicament, et maintenant on lui préfère presque toujours d'autres agents thérapeutiques.

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